Le problème de la formation des ingénieurs en grand nombre
La compagnie pétrolière Chevron demande de lui fournir 600 ingénieurs pour gérer la production et la commercialisation du pétrole et du gaz naturel. Où recruter ces six cents ingénieurs de bon niveau ? Si le Cambodge ne forme péniblement que moins d'une centaine d'ingénieurs de niveau moyen ? Notre pays a besoin de milliers, voire des dizaines de milliers d'ingénieurs de bon niveau par an. Le Cambodge peut-il satisfaire à cette nécessité en utilisant des langues étrangères dans nos universités scientifiques ? L'expérience dans le monde, tous les pays développés utilisent à l'université leur langue maternelle qui est aussi la langue officielle. C'est le cas notamment de la Finlande, de la Hongrie et aussi de nos voisins le Vietnam et la Thailande qui utilisent leur langue maternelle dans leurs universités depuis au moins plus de 60 ans. Les étudiants cambodgiens sont handicapés par la nécessité d'apprendre une langue étrangère en même temps que les disciplines scientifiques et techniques. Comment dans ces conditions peut-on former, par an des milliers voire des dizaines de milliers de scientifiques et d'ingénieurs ? Certes il y a ceux qui réussissent brillamment. Mais combien ? Ces rares exceptions ne sont-ils pas recrutés facilement par le pays où ils continuent et terminent leurs études ? Et ne reviennent plus au pays ? N'est-ce pas ce qui se passe actuellement de nos jours ? Faute de pouvoir fournir un nombre suffisant d'ingénieurs et de scientifiques, les entreprises ne seront-elles pas obligées d'utiliser des ingénieurs et techniciens étrangers comme Vietnamiens et Thais ? Ainsi, au Cambodge, on s'achemine vers un pays où les Cambodgiens occupent nominalement la direction des entreprises et les travaux manuels sans spécialisation et la direction technique et le travail des ingénieurs étrangers, principalement vietnamiens et thais ? Dans ces conditions, peut-on dire que le Cambodge est un pays indépendant ? N'est-il pas temps de discuter sérieusement de la nécessité urgente d'utiliser notre langue maternelle, maintenant nationale dans toutes les universités, avec une langue étrangère comme deuxième langue ? Comme tous les pays développés du monde, dont tous les pays de notre région et plus particulièrement les pays qui sont nos voisins ? Sans cela, le Cambodge n'est-il pas en train de s'acheminer vers la disparition de sa langue et donc de son indépendance ? L'Unesco parle de la disparition langues par manque de locuteurs. Mais l'Unesco ne dit pas que toute langue sans écriture est aussi en voie de disparition ? Et que toute langue non utilisée dans les universités est aussi en voie de disparition ? L 'exigence de Chevron n'est-il pas un signal d'alarme ? Nous souhaitons que ce problème de l'utilisation de notre langue maternelle, maintenant nationale, dans toutes nos universités, en particulier dans les universités scientifiques et techniques, soit débattu sérieusement parmi nos intellectuels et nos hommes politiques. Khemara Jati Le 12 mars 2009 --~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~ The articles and commentaries on this forum reflect only the personal opinion(s) of the poster(s) and not that of any organization or group with which the moderator(s) is (are) affiliated. A forwarded message or event may be posted for informational/educational purposes. Unless specifically stated, no endorsement of the posted opinions/events should be implied. You received this message because you are subscribed to the Google Groups "Angkorian Society" - <http://groups.google.com.au/group/angkoriansociety> -<www.geocities.com/angkorian_society> Keep away from bad deeds, Do good, and Purify the Mind ...This is the teaching of the Buddha..... To post to this group, send email to [email protected] To unsubscribe from this group, send email to [email protected] To subscribe from this group, send email to [email protected] -~----------~----~----~----~------~----~------~--~---
