Réponse de Demexp aux interrogations de l'Adullact.

Au sein du projet DemExp, nous nous interrogeons sur la problématique de
la vote électronique. Les remarques des membres aux sujets de la vote
électronique sont les suivantes.


On ne peut faire confiance aux systèmes de votes électroniques actuels,
mais cela ne veut pas dire qu'il faille se positionner contre le vote
électronique en général. Car un jour il sera fiable techniquement (ou du
moins plus fiable que le vote papier), et alors il connaîtra sa vraie
vie.


J'ai souvent l'impression que les critiques contre le vote électronique
oublient de dire que toutes ces failles de sécurité ne demandent qu'à
être corrigés.


On peut dire que le plus grand danger associé au vote électronique, ce
sont les élu(e)s qui se pressent pour l'utiliser alors qu'il n'est pas
encore prêt pour ça. 



Contexte privé 

Nous y sommes favorable si l'usage est basé sur la confiance. Ou plutôt:
nous sommes favorable
à la démocratie interne d'une façon générale, et à ce titre à
l'utilisation raisonnée (contexte de confiance) des outils qui la
favorise. 


Les quelques logiciels libres disponibles permettent d'effectuer un vote
localement au sein d'une association, d'une entreprise, etc. à condition
que l'on face confiance à l'autorité centrale qui met en

place et gère le système de vote et que chacun « joue le jeu » (i.e. ne
cherche pas à attaquer le système de vote). Par conséquent, il me semble
raisonnable d'utiliser le vote électronique à titre expérimental, dans
un groupe où les gens se font confiance.


DemExp peut servir d'outil de vote répondant à ces conditions :


      * préservation de l'anonymat
        
      * passage par une personne de confiance 
        


la personne de confiance étant l'administrateur du serveur de vote. 



Contexte d'institutions politiques

Nous n'y sommes pas favorable tant que la totalité des garanties
d'honnêteté du scrutin n'est pas réunie. Parmi les garanties
*nécessaires* (mais pas suffisantes du tout) se trouvent les suivantes: 


     1. Logiciel libre (consultable / testable / analysable par tous)
        
     2. Garantie que le(s) logiciel(s) utilisés sont exactement la
        version compilée du code source consultable
        


Ces deux garanties ne sont pas assurées par les moyens actuellement mis
en oeuvre dans les 
scrutins électroniques institutionnels, donc déjà on ne peut pas les
accepter.
Par ailleurs nous émettons des doutes sur le fait qu'on arrivera un jour
à prouver la fiabilité totale d'un scrutin électronique. 


Il n'y a aucun système de vote électronique, que ce soit par urne
électronique ou par Internet, qui permette de garantir les bonnes
propriétés d'un vote en toute circonstance. Par conséquence, le vote
électronique ne doit pas être utilisé pour prendre des décisions «
importantes » (critère laissé à l'appréciation du lecteur, ça dépend du
contexte).

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