Chers collègues,


Vous trouverez ci-dessous et ci-joint l’appel à contribution pour le numéro
31 de la *Nouvelle Revue d’Esthéthique* dont la parution est prévue au
printemps 2023, sur le thème « Esthétiques métaphysiques en France
1800-1950 ». Les propositions devront être envoyées avant le 15 décembre
2022 à [email protected].



Vous en souhaitant bonne réception,



Bien cordialement,



Laetitia Marcucci



*Nouvelle revue d’esthétique n°31*



*Parution printemps 2023*



*Esthétiques métaphysiques en France 1800-1950*

Entre le XVIe et le XVIIIe siècles, une nouvelle *épistémé *instituant un
lien étroit entre le sensible, le beau et l’art, ainsi que l’apparition du
concept neuf de Beaux-Arts, avaient préparé un domaine de questionnement
relativement unifié, que Baumgarten avait consacré en le baptisant. Les
ouvrages les plus notables qui en relèvent en France au XVIIIe siècle, ne
sont pas très nombreux (*Traité sur le beau *(1715) de Jean-Pierre de
Crouzat, *Réflexions critiques sur la poésie et la peinture *(1718) de
l’Abbé Dubos, *Essai sur le beau *(1741) du Père André, *Les Beaux-arts
réduits à un me**̂**me principe *(1746) de Charles Batteux, *Traité du
beau *(1752) de Diderot). Les productions de deux siècles suivants dans le
champ de l’esthétique sont nettement plus abondantes. S’y jouent non
seulement des thèses différentes sur ces objets que sont le beau, le
sensible et l’art, mais aussi des positions méthodologiques divergentes
concernant l’approche de ces derniers. S’y jouent aussi, conséquemment, des
définitions variables de la discipline, du périmètre de ses objets, de ses
méthodes légitimes, de ses rapports à la philosophie et aux sciences.

Ce numéro sera consacré aux philosophes qui, en opposition ou en dialogue
avec les esthétiques se voulant *scientifiques* et utilisant pour cela les
acquis des sciences positives de leurs temps, ont poursuivi la tradition
d’une métaphysique du beau. Pensons à Victor Cousin, à Quatremère de
Quincy, ou à Ravaisson dont Bergson disait que « toute sa philosophie
dérive de cette idée que l’art est une métaphysique figurée et que la
métaphysique est une réflexion sur l’art ». Pensons à Théodore Jouffroy
qui, pour « l’art est l’expression de l’invisible par les signes naturels
qui le manifestent », à Antelme Chaignet ou Paul Eugène Voituron qui
envisageait l’esthétique comme une introduction psychologique à la
métaphysique du beau. Voire, un peu plus tard, Maritain ou Lavelle et à
toutes les esthétiques issues du spiritualisme du XXe siècle. Il y a là une
tradition largement oublié qu’il serait intéressant de considérer pour
elle-même et pour faire apparaître la richesse et la complexité de ces
moments fondateurs de l’esthétique et de la philosophie de l’art que furent
le XIXe et la première moitié du XXe siècle français.

Dossier est dirigé par Carole Talon-Hugon (Sorbonne Université)



*Modalités de soumission*



Les propositions d’article destiné au n° 31 de la *Nouvelle Revue
d’Esthétique* seront envoyées au format Word à Carole Talon-Hugon (
[email protected])

avant le *15 décembre 2022.*

Plus précisément, l’envoi comprendra :

·       le texte d’un article de 25 000 signes (+ ou – 10%), espaces
compris, sans compter les notes ; celles-ci, en nombre le plus restreint
possible, devront être limitées à l’indication des références ;

·       un résumé de 300 mots maximum en français et en anglais ;

·       une présentation succincte de l’auteur(e) ou des auteur(e)s de 100
mots maximum.



Les articles reçus seront anonymisés en vue d’une double évaluation par le
comité de rédaction de la *Nouvelle Revue d’Esthétique*. À l’issue de cette
expertise, les auteur(e)s des propositions recevront la réponse à leur
proposition.


-- No attachments (even text) are allowed --
-- Type: application/pdf
-- File: AAC NRE 31.pdf


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https://www.vidal-rosset.net/mailing_list_educasupphilo.html
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        
        

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