Guy Revel a écrit :
At 23:37 20/03/2008, you wrote:
/ C'est du toxicomagnétique ?
;o)
Fred/

La poussière de néodyme et de bore, c'est franchement pas bon. Il ne faut ni casser, ni couper, ni limer.

Guy R.


avec un masque anti poussière et un usage occasionnel ce n'est pas si méchant (surtout si on lime doucement sans faire de surcroit de chaleur qui enflamme les limailles)

le néodyme a une certaine toxicité mais surtout à forte dose, le bore faut insister lourdement

cf les textes suivants


Existence et Propriétés Chimiques :

Le terme terres rares réfère habituellement à la série du lanthanum (nombre atomique 57 à 71) avec l'yttrium (39), aussi appelées lanthanides (39, 57 à 71). Elles se rencontrent ensemble en différentes combinaisons dans plusieurs minerais :
-monazite,
-xénotime,
-gadolinite,
-samarskite,
-fergusonite,
-apatite,
-euxénite,
-bastnaesite,

principalement dans les pays suivants :
-Norvège,
-Suède,
-États-Unis,
-Australie,
-Inde,
-Canada,
-Brézil.

Elles ont des structures moléculaires similaires, ce qui rend leur séparation difficile. Ce sont tous des métaux relativement mous, malléables, avec un brillant argenté luisant, quoique certains s'oxydent facilement à l'air. La plus fréquemment rencontrée est le cérium qui est plus abondant que le plomb et le cuivre.

Procédés Industriels et Utilisations :

Les terres rares sont le sujet de beaucoup de recherche et de nouvelles utilisations seront trouvées.

Le cérium est utilisé dans :
-le verre optique,
-les électrodes,
-l'imprimerie,
-la teinture,
-la céramique,
-les feux d'artifice,
-les alliages métalliques,
-la protection contre les moisissures (industrie du textile),
-les balles traçantes,
-les tiges d'arc au charbon,
-etc.

Le praséodymium est utilisé:
-pour colorer le verre,
-pour faire des noyaux d'arc pour lumières dans les machines de projection de cinéma, projecteurs, et autres situations d'éclairage intense.
-pour fabriquer des alliages comme la plupart des terres rares.

Le néodymium est une source de prométhium.
Il est utilisé :
-pour fabriquer du verre de couleur pourpre,
-pour doper les " glass lasers ".
-pour fabriquer des tiges d'arc au charbon.

Le prométhium est utilisé pour les cadrans lumineux.

Le samarium est utilisé :
-dans la fabrication de verre absorbant les rayons infra-rouges,
-comme dopant pour lasers,
-comme absorbeur de neutrons dans les réacteurs nucléaires,
-comme constituant des phosphores de télévision.


Le terbium est employé comme dopant pour semi-conducteurs et lasers.


L'erbium est utilisé :
-en métallurgie,
-en recherche nucléaire,
-pour colorer le verre et la porcelaine.

Le thullium a 16 isotopes importants. L'isotope 170 est utilisé dans de petites unités portables de radiation.

L'ytterbium est utilisé dans :
-les lasers,
-les alliages,
-comme source de rayons-x dans des appareils portables pour irradiation.
L'ytterbium 169 émet des rayons gamma et est utilisé pour radiographier de petites pièces coulées et autres petits matériels.

L'yttrium est utilisé :
-dans le verre optique,
-en céramique,
-dans les tubes de téléviseurs couleurs,
-dans les alliages pour augmenter leur solidité.

L'europium peut être utilisé pour détecter le chrome dans l'eau contaminée.

Utilisations en Médecine :

Plusieurs terres rares furent et/ou sont utilisées comme outils diagnostiques et thérapeutiques en médecine.

Analyse des Terres Rares :

À l'exception du cérium, la spectrophotométrie par absorbtion atomique est la méthode de choix pour la mesure quantitative des terres rares.

Effets Biologiques :

I-Absorbtion :

Les métaux tirés des terres rares ne sont pas absorbés par la peau, sont mal absorbés par l'appareil gastro-intestinal, et sont lentement absorbés par les poumons, ou par injection. Suite à l'absorption, le scandium et les métaux tirés des terres rares tendent à se concentrer dans le foie et le squelette. Le transport vers l'os est plus important avec les terres rares ayant un nombre atomique plus élevé. Après le dépôt dans le squelette, il peut se passer des années avant que l'élimination ne soit complétée. Le jeûne diminue l'excrétion.

II-Données Cliniques :

A-Générales :

Des maux de tête et des nausées ont été rapportés suite à l'exposition à des poussières et fumées provenant de l'utilisation des carbones légers creusés contenant du lanthanum.

B-Poumons :

1-Exposition Aigue :

Si inhalés en assez grande quantité, les composés des terres rares peuvent produire de la pneumonite chimique aiguë d'irritation, et de la bronchite.

2-Exposition Chronique :

On a rapporté plus de 20 cas de pneumoconiose professionnelle, principalement chez les photo-graveurs et les projectionistes, suite à l'inhalation chronique de fumées d'oxydes de terres rares provenant de lampes à arc au carbone. Le cérium, le lanthane, et le néodyme sont les principaux oxydes de ces fumées; mais le samarium, le terbium, l'ytterbium, et le luténium ont été également retrouvés dans les nodules fibrotiques de cette pneumoconiose. Dans certains de ces cas, des niveaux anormaux de ces terres rares ont été trouvés dans les ongles suggérant une absorption par les poumons.

C-Peau :

On a observé que le chlorure de terbium est un irritant de la peau intacte. Les chlorures de gadolinium et de samarium ont produit des ulcères sur la peau déjà lésée. Les chlorures de lutétium et d'europium ont causé des cictrices étendues sur la peau endommagée, et, avec le dysprosium, l'holmium, et l'erbium, des nodules suite à des injections intradermiques.

D-Yeux :

Le chlorure de chacune des terres rares a causé de l'irritation oculaire sous forme de conjonctivite passagère. En outre, le chlorure de terbium a produit des dommages cornéens. Les lanthanides peuvent produire de l'opacité de la cornée endommagée.

Méthodes Diagnostiques :

Il n'y a aucun signe ou symptôme pathognomonique de la toxicité des lanthanides. Un historique d'exposition peut être nécessaire au diagnostique.

A-Radiographie Pulmonaire :

1-Exposition aigue :

Une radiographie pulmonaire après inhalation aiguë massive peut montrer des signes d'oedème ou de pneumonite

2-Exposition Chronique :

L'inhalation chronique peut produire une image nodulaire diffuse sur la radiographie du poumon due à la présence de nodules fibrotiques contenant des terres rares. Les épreuves de la fonction pulmonaire peuvent montrer un syndrome restrictif. L'analyse par fluorescence aux rayons-x avec dispersion de l'énergie du liquide de lavage broncho-alvéolaire peut établir ou confirmer l'exposition professionnelle des travailleurs aux terres rares.

B-Excrétion Urinaire :

L'excrétion de métaux provenant des terres rares dans l'urine est une petite partie de tout ce qui est excrété par l'organisme, mais elle peut être mesurée précisement. Aucune norme urinaire n'a été établie, parce qu'on ne sait pas encore s'il y a une corrélation entre le niveau urinaire et l'exposition, ou l'excrétion fécale.

C-Excrétion Fécale :

Des évaluations de l'ingestion ont été habituellement basées sur des mesures de terres rares dans les selles. L'excrétion fécale des lanthanides est mesurable. Le niveau de l'excrétion change considérablement selon la voie d'exposition et la solubilité du lanthanide. Aucun indice de toxicité basé sur l'excrétion fécale n'a été établi, mais la mesure des niveaux fécaux est un moyen plutôt incommode pour surveiller l'exposition.

Traitement :

Certains lanthanides retardent la guérison, causent de l'irritation et des ulcères de la peau endommagée, et forment des nodules intradermiques. Un soin supplémentaire devrait être appliqué pour le nettoyage des blessures souillées par un lanthanide. Si l'on suspecte une toxicité aux lanthanides, le patient devrait être retiré de l'exposition. Il n'y a aucune thérapie spécifique, et le traitement de toute trouvaille clinique qui est censée être liée à une exposition aux lanthanides, telle que la pneumonite chimique aigue, une hématurie ou leucopénie, devrait traitée de façon habituelle.

Limite de l'Exposition :

La VEMP (Valeur d'Exposition Moyenne Pondérée) est de 1mg/m3 au Québec pour l'yttrium.

Contrôle de l'Exposition :

L'ingestion fortuite est considérée inoffensive.
Le contact cutané devrait être évité, particulièrement avec les terres rares du groupe du terbium et de l'ytterbium. Les employés avec des coupures de la peau, des abrasions, de la dermatite, de la conjonctivite, des blessures cornéennes ou un kératocône ont besoin d'une protection qui empêchera la contamination des lésions de la peau ou de l'œil, quelque soit la terre rare mise en cause. Les employés avec pathologie pulmonaire, diminution de la fonction pulmonaire, ou avec présence de fins nodules pulmonaires (pneumoconiose) à la radiographie pulmonaire ont besoin d'une attention particulière afin d'éviter l'exposition aux poussières et fumées de terres rares. Une attention particulière devrait aussi être donnée pour éviter l'exposition aux terres rares chez les employés ayant un temps de coagulation sanguine augmenté, ou leucopénie. Les terres rares chauffées dégagent des fumées toxiques qui devront être contrôlées.


Les formes naturelles comprennent l’acide borique et les borates.

Acide Borique, Borates, Oxyde de Bore :
Ces produits ont un métabolisme et une toxicité voisins, alors nous les discuterons ensemble

I-Acide Borique :

L’acide borique (H3BO3, CAS# 10043-35-3) a un pH de 4 en solution aqueuse saturée. Il possède des propriétés antibactériennes et antifongiques, aussi est-il employé comme antiseptique incolore pour la peau et les muqueuses oculaires, oto-rhino-laryngologiques et vaginales. Les normes européennes ont fixé les concentrations d’acide borique autorisées respectivement à 0.5% pour les produits d’hygiène buccale et 5% pour les talcs et cosmétiques. Il sert dans l’industrie nucléaire, du fait de sa capacité à absorber les neutrons, pour le contrôle et la régulation d’urgence des réactions.

II-Borates :

Les borates, dont le borate de sodium ou borax, sont aussi utilisés dans :
-l’industrie du verre, de la céramique, des émaux,
-la fabrication de cosmétiques, peintures, teintures,
-le traitement du cuir et du bois,
comme :
-engrais
-herbicides, insecticides
-retardateurs de combustion

III-Oxyde de bore :

L’oxyde de bore, B2O3 #CAS 1303-86-2, formé par la fusion thermique de l’acide borique, est employé dans l’industrie du verre.

Propriétés toxicologiques :

I- Absorption :

A-Absorption digestive :
L’absorption digestive est rapide et presque complète; le pic sanguin se situe à la deuxième heure

B-Absorption cutanée :
Ces produits sont peu absorbés par une peau saine ou légèrement scarifiée.
L’absorption par une peau gravement lésée ou brûlée peut être importante et source d’intoxication en cas d’un traitement local à base de bore.

C-Différences de préparation :
Il existe une importante différence d’absorption entre les formes hydratées (<1%) et les formes gels (20%).

II-Distribution :

La distribution dans l’organisme est ubiquitaire; la concentration dans les liquides de l’organisme est identique à celle du plasma. Il existe toutefois deux exceptions : l’os, où il se concentre (deux à trois fois les taux plasmatiques), et les tissus graisseux où on ne trouve que 20% des taux plasmatiques.
Il n’y a pas de transfert actif entre le compartiment sanguin et les tissus.

III-Bio-transformation :

Dans l’organisme les borates sont métabolisés en acide borique qui, lui, reste sous forme inchangée.

IV-Excrétion :

Quelle que soit la voie d’administration, l’excrétion est principalement urinaire (80 à 85% de la dose absorbée) sous forme d’acide borique, et de façon moindre sous forme de borates. On en retrouve de faibles quantités dans les fèces et la transpiration.
Bien que mal évaluée, sa demi-vie d’élimination est de moins de 20 heures.
En cas d’ingestion massive, l’élimination est biphasique, 50% en 12 heures et 50% en 1 à 3 semaines.

V-Intoxication aigue :

A-Dose Létale Orale (DL) :
Chez l’homme, la DL par voie orale peut être estimée ainsi :
1-Nourrisson= 1 à 3 g.
2-Grand enfant= 5g.
3-Adulte= 15 à 20 g.

B-Période de latence :
quelque soit la voie d’intoxication, un délai de quelques heures précède la symptomatologie.

C-Période d’état :
1-Troubles digestifs : nausées, vomissements, douleurs abdominales.
2-Troubles neurologiques : céphalées, tremblements, agitation, convulsions, hallucinations. 3-Atteinte sévère : coma, collapsus, acidose métabolique, cyanose, fièvre et dépression respiratoire. 4-Atteinte rénale : une nécrose tubulaire peut survenir (oligurie et protéinurie, voir anurie). 5-Atteinte cutanée (après quelques jours) : dermatose desquamative extensive débutant par un érythème intéressant les paumes des mains, les plantes des pieds et les fesses, avec possibilité d’une généralisation secondaire (formation de bulles, desquamation massive), semblable au syndrome de Ritter (dermite exfoliatrice des nouveaux-nés.
Une alopécie peut être observée.

Le décès survient lors d’infections surajoutées, d’un choc, de complications neurologiques, l’autopsie démontrant une nécrose tubulaire rénale, un œdème cérébral, une hépatite et une gastro-entérite.

D-Laboratoire :
L’intoxication est affirmée par le dosage du bore sanguin, détectable jusqu’à des taux inférieurs à 1µg/L. par de nombreuses techniques :

1-Chez l’adulte :
a-des effets toxiques sont observables à partir de 15 à 20 mg/L. de bore sanguin,
b-les signes de gravité sont notés dès 40 mg/L,
c-la présence de plus de 40 mg/L. suggère une intoxication grave,
d-l’évolution s’avère fatale pour des concentrations égales à 500 mg/L.,

2-Chez le nourisson :
a-des effets toxiques ont été observés dès 4 mg/L.

E-Mortalité :
Dans les études datant des années 1950 , la mortalité est estimée à plus de 50%; elle concerne essentiellement des intoxications accidentelles chez l’enfant. À partir des années 1980, dans une série américaine, les intoxications sont le plus souvent asymptomatiques (88.3%), et jamais mortelles. Cette différence s’explique peut être par une meilleure prise en charge de ces intoxications.

F-Traitement :
Le traitement est avant tout épurateur (lavage cutané et des muqueuses, lavage gastrique, hémodialyse, dialyse péritonéale) et symptomatique.

G-Irritation cutanée :
1-Borax : est sévèrement irritant pour les yeux.
2-Bore et borates : ne sont pas ou peu irritants pour la peau.
3-Oxyde de bore : il provoque une légère irritation de la peau et des muqueuses (irritation cutanée, oculaire; épistaxis; sécheresse de la bouche, de la gorge et du nez ; douleur pharyngée; expectorations; toux), disparaissant à l’arrêt de l’exposition sans atteinte pulmonaire, ni effet à long terme.


VI-Intoxication chronique :

Chez l’homme, l’usage répété inapproprié d’acide borique a entraîné, en particulier chez les enfants, des intoxications chroniques caractérisées essentiellement par une atteinte cutanéo-muqueuse et des phanères :
-dermatose,
-conjonctivite,
-langue rouge,
-fissures des lèvres,
-perte de cheveux,
-troubles digestifs,
-troubles neurologiques.

Ces effets sont proches de ceux observés lors des intoxicastions aigues et sont liés à l’accumulation de bore dans l’organisme. Les troubles sont habituellement réversibles à l’arrêt du toxique; ils sont favorisés par l’existence d’une insuffisance rénale pré-existante.

Les travailleurs exposés à des poussières de borates ou d’oxyde de bore présentent des signes de rhinite, de conjonctivite ou de la toux.
Une atteinte pulmonaire à long terme n’a pas été mise en évidence.

En cas d’intoxication chronique, les taux sanguins de bore sont fréquemment supérieurs à 30 mg/L.

Cancérogénèse et Mutagénèse :

A-Expérimentalement :
1-L’acide borique n’entraîne pas de mutation génique ni d’aberration chromosomique dans une série d’essais in vitro sur bactérie ou cellule eucaryote. Chez le rat et la souris, aucun effet cancérogène de l’acide borique n’est mis en évidence au cours d’un essai de 2 ans.

B-Chez l’homme :
Les études épidémiologiques sont également négatives.


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JF Pion
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