On Wed, 2006-01-04 at 10:09 +0100, Ludovic Pénet wrote: > Le mardi 03 janvier 2006 à 22:06 +0100, Laurent GUERBY a écrit : > > [...] > > > 2/ la communaute du logiciel libre se mobilise pour mettre en place > > un protocole interoperable de mesure d'audience et il s'implemente > > dans les divers clients P2P (libres ou non) > Cela reste une mesure technique à implémenter obligatoirement. :-)
Non :). J'ai l'impression que tout le monde oublie l'adage "le mieux est l'ennemi du bien", l'architecture de mon raisonnement sur l'objectif a atteindre, et l'usage des statistiques. Je reprends sur des details de ce point technique mais ce n'est pas essentiel a mon raisonnement (relire mes messages pour s'en assurer). Je rappelle qu'en interogeant une personne sur 30 000 (soit 0.003%, 1000 sur 30 millions) on est statistiquement capable de prevoir le resultat d'une election a quelques pourcents pres (en calibrant un modele avant pour etre complet - methode des quotas). Un systeme de mesure volontaire est bien sur suffisant, tout comme la licence globale proposé l'est (volontaire). Bien sur il sera de l'interet des artistes de pousser leurs fans a l'utiliser, donc je ne vois pas de raison qu'on n'arrive pas a des taux d'utilisation d'au moins quelques pourcents, c'est a dire un echantillon avec des hypotheses pessimistes 1000 fois plus grand que pour un sondage politique actuel, sans compter sa nature temporelle quasi continue que n'ont pas les sondages politiques actuels (en fait une dimension de plus a l'echantillon). Le systeme peut etre plutot basé sur les logiciels de lecture, copie vers baladeurs et non sur le telechargement brut P2P ou autre qu'on considererait comme "cache" donc sans objet pour la mesure (au sens de l'exception "google" au DMCA). On peut mixer les deux bien sur. Le systeme on le voit peut - etre interoperable et ouverts - etre distribues et collaboratifs - proposer une base de mesure bien plus large que tous les systemes actuels, donc propice aux statistiques pour filtrage (exces, queue de distribution, calibration systeme vote vs mesure, ...) - le filtrage peut evoluer dans le temps au niveau administratif sans changer l'infrastructure cote citoyen - preserver l'anonymat et le choix individuel - etre suffisant pour une remuneration beaucoup beaucoup plus juste et transparente donc acceptable socialement sans disposer une mesure mathématiquement parfaite (qui la demande en tout ou rien, et qui la definirait ?) Dans tous les cas, on ne peut absolument pas imaginer a mon avis un systeme final pire que ceux deja existants qui repartissent des centaines de millions d'euros avec des mesures qui 1/ sont biaises 2/ sans controle 2/ non ameliorables par manque d'echantillonnage de qualite et de probleme de cout insurmontables pour augmenter la qualite (en supposant que la volonte de le faire existe ce qui n'est pas le cas). Par exemple pour le biais de definition, tu peux acheter (te faire offrir) un CD et ne jamais le lire ou le lire une fois vs 100 fois pour un autre, donc on mesure de l'achat pas de l'audience sur les systemes actuels (qui sont de plus 100% calibres avec des donnees fournies par les majors). J'insiste sur le caractere "socialement acceptable", qui la source de mon utopie ici, dans le domaine de la repartition des revenus vers la creation artistique cela peut changer beaucoups de choses a notre societe sur le long terme. > Faire des carottages des flux et analyser leur contenu n'implique pas > cette contrainte. De même que proposer un cache chez l'hébergeur pour > les protocoles les plus utilisés. Ca c'est la porte ouverte a des problemes bien plus gros que les DRMs. Quelques problemes inquietants voire insurmontables : 1/ Le carottage de flux ne marchera pas sur des echanges cryptes, donc ca s'oppose a une migration vers un internet plus sur et plus respectueux de la vie privee. 2/ Sinon il faut standardiser les ports et beaucoups de protocoles sur un domaine en recherche active, donc ralentir le progres du secteur inutilement. 3/ Pour carotter les flux et assurer au moins la possibilite d'audit, il faut stocker les carotages de flux chez les FAI, si on commence a stocker c'est la porte ouverte a des derives enormes big brother : les FAI vont vouloir des sous, et les orientes securitaire police/armee vont dire nous on en a, on vous en donne et au fait vous stockez tout hein ? 4/ Le systeme etant FAI seulement, le logiciel d'echantillonage et de repartition pourrait donc etre fermé (audit uniquement administratif sans rapport detaille public), la aussi on retombe sur les travers des systemes existants peu ou pas du tout transparents. > N'oublions pas non plus que le P2P n'est qu'un des modes d'échange > actuel. Le téléchargement depuis un FTP, par exemple, serait également > concerné. Pris en compte au dessus. Laurent _______________________________________________ Liste de discussion FSF France. http://lists.gnu.org/mailman/listinfo/fsfe-france
