Bonjour à tous, J'en profite pour vous faire part de 3 nouveaux posts sur mon blog du monde
Notamment mes propositions pour une 3ème voie alternative à la licence/riposte globale Ces propositions ont été proposé à Nicolas Sarkozy lors de la réunion d'hier, mais également soutenue par le GESTE, Les propositions : http://tariqkrim.blog.lemonde.fr/tariqkrim/2006/01/une_troisime_vo.html Le compte rendu de la réunion avec Nicolas Sarkozy : http://tariqkrim.blog.lemonde.fr/tariqkrim/2006/01/compte_rendu_de.html Mon histoire de la musique en ligne, pour ceux qui se demandent encore ce que je fous sur ce secteur : http://tariqkrim.blog.lemonde.fr/tariqkrim/2006/01/mon_histoire_de.html Bien cordialement Propositions pour une 3eme voix Construire cette troisième voie pour la musique en ligne s’appuie sur 3 propositions : 1ere chose : Créer un vrai service public culturel sur l’Internet La première chose à faire, c’est que l’Etat trouve sa place sur le net. Il est impensable en 2005 d’avoir des chaînes publiques, des radios publiques et rien sur l’internet. Pour moi l’Etat doit mettre en ligne et permettre à tous d’accéder à tout le domaine public et aux services de musicaux et audiovisuels issues du service public, mais également à toutes les productions de l’Etat. Un réseau public d’échange qui permette à tous d’avoir accès à notre patrimoine numérique mondial. Il y a deux façon de le faire : avec un organisme centralisé ou en s’appuyant sur l’ensemble des services existants : Documentation Française, Imprimerie Nationale, INA, BN, éducation nationale, etc… Il faut aussi que le public s’approprie ce contenu, notamment en mettant tout cela dans une infrastructure P2P et en logiciel libre. Il faut évidement que ce contenu soit totalement dénué de mesure technique. La BBC et les Etats-Unis se lancent déjà dans cette bataille stratégique. C’est l’avenir de la présence française en ligne qui est en jeu mais également l’accès à tous à la culture et au patrimoine. L’Etat joue le rôle de régulateur et il est important que ce service public dans la musique investisse pour faire connaître la jeune création française en France mais également à l’étranger. C’est le rôle que fait France Inter. Un système de licence adapté (comme pour la BBC) simplifié permettrait leur exposition et leur rémunération. Pour bâtir ce service, pourquoi ne pas s’appuyer sur nos développeurs Français de P2P célèbre partout sauf en France ! J’ai parlé de ce projet à plusieurs d’entre eux et ça les excite. Et il ne sont pas les seuls. 2eme chose : créer des vraies conditions pour l’établissement d’un marché non discriminatoire Avant de lutter contre le P2P, il serait peut être intéressant de créer une marché compétitif. Car un marché ou seul les gros discutent avec les gros n’est pas intéressant. Il faut que les jeunes entrant hyper innovateurs aient leur chance et qu’ils aient accès aux droits. Car ne nous leurrons pas, le marché de la musique est un marché monopolistique ou un petit nombre d’acteurs possèdent les licences d’exploitation. Ces acteurs historique ont peur de la concurrence et ne souhaitent pas aller trop vite dans un monde ou tout le monde veut tout faire parce que tout le monde peut tout faire : Universal fait le boulot de Fnac, Apple devient un label etc… Bref pour résumé, on passe d’un modèle d’habitudes monopolistique à un monde ultra concurrentiel. L’objectif de l’Etat n’est pas de protéger les acteurs historiques ni de les détruire, mais de les accompagner. Il est donc indispensable de mettre en place une autorité de régulation des droits d’auteur sur le modèle de l’ARCEP qui fixe les règles et les étapes pour basculer dans un monde concurrentiel. L’intérêt de cette autorité, c’est de permettre à tous d’avoir accès aux licences sur les œuvres et de savoir à quel prix ils vont pouvoir les commercialiser. En bref, il faut un dégroupage du droit d’auteur ! Il faut en finir avec les modèles et la pensé unique qui s’inscrit dans la continuité d’Apple. Sur l’internet et on le voit avec le Web 2.0 tout est possible et tout doit l’être. Si je suis un nouvel acteur, je dois savoir si je peux construire le service dont je rêve et non pas le service que je vais bricoler avec le peu de catalogue qu’on me propose. Il faut en finir avec la licence à la tête du client, elle est plus dangereuse que la licence globale. Il faut se donner une durée de temps de 3 à 5 ans pour pouvoir accompagner la musique vers une concurrence saine, non biaisée, non discriminatoire et non attentatoire aux usages du public. Il faut aussi prendre conscience, avec l’arrivé du podcasting et des blogs que tout le monde est auteur, que le public collabore aux œuvres. Une réforme importante des sociétés de gestion collective est a prévoir sinon elle seront vouée à la disparition. Sans vision, sans ambition, nous n’irons nulle part ! Il est important que le pouvoir politique comprenne que la transition sur le numérique est une des étapes clés pour le renouveau économique de ce pays. Les actions menées dans les prochains mois auront un impact sur la place de la France dans les 20 prochaines années et l’emploi : Soit nous sommes un pays de sous traitant, ou nous devenons un des leader de la e-culture. Nous le somme déjà avec le MP3 qui a été financé par la commission Européenne et qui est notre vraie réussite. Ne le tuons pas avec les DRM et les mesures techniques importés. Pas de culture consommée sous brevets étrangers ! Troisème chose : aider notre industrie culturel a passer le cap de la transition numérique et transformons la en industrie innonvante La troisième chose à faire est de s’assurer que notre industrie culturelle puisse faire cette transition sans heurts et il faut l’aider à préserver l’emploi et à renouveler leurs compétences. C’est une génération de leaders du online que nous voulons, pas des saules pleureurs qui veulent qu’on protège leur paresse. Trois mesures pourraient être adoptées : un fond pour la numérisation des catalogues rares et des exonérations fiscales pour les labels qui embauchent dans le cadre de la modernisation de leur activité et pour la transition numérique (juristes, ingénieurs, webmasters,…) Il faut que ces sociétés (les labels indépendants et les éditeurs) soient traitées comme des entreprises innovantes et qu’elles bénéficient d’un label entreprise culturel innovante leur donnant accès aux mêmes soutient que les entreprises innovantes dans la technologie. Enfin ,créer pour la musique la même chose que pour le cinéma, un CNC musique capable d'aider en amont le financement des projets. Il est important d’aider les entreprises culturelles qui veulent s’en sortir et qui n’ont pas les moyens. Les amateurs de musique qui sont aussi les consommmateurs de demain sont prêts à entendre ce discours. Il faut redonner à la musique en ligne un visage humain et non plus celui du bâton sur les internautes : nous pourrons renouer une relation de confiance entre le public et les artistes et passer à la partie excitante : la prochaine étape de la musique en ligne Enfin je crois _______________________________________________ Liste de discussion FSF France. http://lists.gnu.org/mailman/listinfo/fsfe-france
