l'illustre Marc SCHAEFER a dit un jour, > On Thu, Aug 30, 2007 at 12:22:39PM +0200, Gregoire Galland wrote: >> Il n'empêche que gratuit ou à moindre prix, les étudiants hésiteront >> encore plus à se tourner vers des solutions libres, il me semble... > > Une remarque générale de ma perception du problème qui n'engage que moi: > > les étudiants fonctionnent en règle générale via la règle du moindre > effort: en particulier depuis que le système de Bologne a "crédité" les > cours. Un spécifique cours qui offre peu de crédits et qui est difficile > ou "mange du temps" sera délaissé au profit d'un cours plus standard et plus > prometteur.
si ce qu'on peut apprendre dans le processus long est sans valeur (point de vue subjectif) et qu'il n'y a pas de conviction profonde pour complexifier le processus, alors il est clair que tout le monde choisira le chemin le plus court. Et c'est normal! Pourquoi ce compliquer la vie? on ne va pas tous cultiver les champs et chasser, on préfère aller au marché et chez le boucher. on dit toujours: "si tu as deux manières de réaliser qqch, la plus simple sera toujours la meilleure." Je tiens à préciser que "simple" est et restera toujours subjectif et dépendra en plus du but recherché et des moyens à mettre en oeuvre (prix par exemple). > > Similairement, même si deux logiciels (un libre et un propriétaire) sont > proposés lors d'un cours, l'étudiant installera forcément celui qui lui > semble > > - le plus facile à installer, sans se remettre en question sur la > définition de `facile' non, celui qui est considéré comme le plus facile à installer... Cette nuance est très importante. > - le plus populaire (ce que le prof utilise le plus, ce que les > autres étudiants utilisent) n'ayant pas quitté les bancs de l'école depuis depuis si longtemps, je n'ai aucun souvenir de prof me disant ou m'intimant d'utiliser tel ou tel logiciel, sauf lorsque l'école les fournissait dans le cadre de laboratoires (ex. matlab). (..) > L'effort nécessaire pour l'étudiant est donc souvent vu par lui comme > exagéré. > Ce qui précède évidemment concerne la masse des étudiants, il y a > toujours d'excellentes exceptions! > PS: je ne pense pas que le prix soit un facteur de choix de logiciel > pour les étudiants (simplement car la majorité `pirate' les > logiciels, il faut bien en être conscient). Je pense qu'il faut garder à l'esprit que si ces logiciels ne se pirataient pas facilement, on ne les connaitrait pas. Je prends comme exemple photoshop, si le particulier devait le payer ($649 à 999) qui en aurait réellement besoin? D'ailleurs combien de personne ont imposé l'achat d'un logiciel de ce type dans leur entreprise car il savait comment faire une opération avec, généralement banale, et pas avec un autre. C'est un coup de pub. Mais il est clair que ce sont des coûts qui s'apparantent à du marketing. Ce dernier n'ayant pas les étudiant pour cible traditionnele de MS qui mise tout sur son poulain (je devrais dire vache à lait) office et tous les logiciels qui deviennent nécessaire pour assurer une continuité (sharepoint, exchange, AD, ISA...). Tout est affaire de perception: du choix du logiciel pour effectuer une tâche à choisir un pantalon. L'histoire a abandonné des technologies supérieurs à coup de hache marketing. Ne rigoler plus des gens du marketing, ayez-en peur, ils ont une partie du pouvoir. mouaaaaaaaaah (rire de gros méchants de série Z). :-) -- magnus _______________________________________________ gull mailing list [email protected] http://lists.alphanet.ch/mailman/listinfo/gull
