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Voici un message que j'ai re�u de Alex ([EMAIL PROTECTED]) sur l'accident
dont vous avez sans doute entendu parler aux informations.
Les activit�s d'eaux vives sont pour nous tous
source de bonheur , mais parfois la tristesse supplante le
plaisir Je te fais parvenir un article (ci dessous) du
R�publicain lorrain (23/04/2001) relatant le d�c�s accidentel d'une jeune
kayakiste mosellane lors d'une comp�tition en descente. Ayant quitt� le club il
y a quelques ann�es je ne connaissais pas
Marylene , mais je suis tr�s touch� par sa disparition . Encadrant dans les
Alpes depuis quelques ann�es des jeunes , je suis tr�s sensible aux probl�mes de
s�curit� mais chacun d'entre nous sait tr�s bien qu'il n'est pas plus risqu� de
pratiquer notre sport 'dit a risque' que de prendre le volant de sa voiture. La
sagesse et l'exp�rience permettent de limiter ces risques. Mais que
dire
de ce tragique accident survenu ce week end. Le
hasard (malheureux) semblerait diriger notre loisir , alors que ce soit sur plan
d'eau ou en eaux vives , la m�fiance doit toujours etre prise en consid�ration
et je pense que celle ci devient m�me moteur de satisfaction lors de la
pratique. je ne peux bl�mer qui que ce soit je ne connais pas du tout les
circonstances exact du drame , d'ailleurs ce n'est pas mon r�le d'en chercher
les facteurs. La FFCK doit elle se pencher sur les probl�mes de s�curit� en
descente: lors de mes d�buts en comp�tition je me souviens bien etre rest�
quelques bonnes dizaines de minutes seul sur une rivi�re ( m�me en
cat�gorie benjamin). Doit on exiger la mise en place d'observateur le long
du parcours (facilement r�alisable, on le fait bien au championnat de France au
endroit les plus techniques ).
Il est vrai que mon entra�neur (qui doit etre celui
de Maryl�ne) connaissais mes capacit�s a naviguer (seul) sur un
rivi�re
et que je pouvais refuser de participer a la course
si celle ci me paraissait inadapt� a mon niveau. Mais l'une de r�gles
�l�mentaires du CK n'est elle pas de ne jamais naviguer seul? LA comp�tition
ferait elle la distinction entre pratique � 1% de risque et pratique � 0% de
risque? Cette derniere n'existe pas et le premier dessalage en eau plate
nous le montre tr�s bien.
Mes pens�es vont a sa famille , a ses amis, au
club.
Alex
Drame au cours d'une comp�tition de
kayak Une jeune messine de 14 ans se noie pr�s de Nancy
La troisi�me manche de la coupe de Lorraine de
descente de kayak, qui se d�roulait hier sur le Madon � Pont-Saint- Vincent,
s'est termin�e dramatiquement. Une adolescente de 14 ans, de Metz, qui
participait � la comp�tition s'est tragiquement noy�e en d�but d'apr�s-midi.
NANCY. - Malgr� tous les efforts
entrepris par les sauveteurs, Maryl�ne Taton, 14 ans, licenci�e au Kayak club de
Metz, n'a pas pu �tre ramen�e � la vie, hier apr�s-midi, apr�s un terrible
accident au cours d'une comp�tition de descente en Kayak sur le Madon, pr�s de
Pont-Saint-Vincent.
Tout avait parfaitement �t� organis� par les
responsables de la section kayak de l'Amicale La�que de Neuves-Maisons dont le
si�ge est situ� au bord de la Moselle � Pont-Saint-Vincent. 39 concurrents, dont
14 du Kayak club de Metz, �taient en comp�tition pour cette descente comptant
pour un classement r�gional.
Le parcours, long d'environ 2,5 km, avait �t�
reconnu le matin m�me et les diff�rentes difficult�s rencontr�es avaient �t�
soigneusement r�pertori�es. Il ne pr�sentait pas de pi�ges techniques
particuliers, selon les organisateurs qui, comme � l'accoutum�, avaient donn�
toutes les consignes de s�curit� n�cessaires. Chaque concurrent portait un gilet
de sauvetage et un casque.
D�part toutes les minutes
Le premier d�part a �t� donn� � 13h30 et ensuite
toutes les minutes. Maryl�ne s'est �lanc�e en sixi�me position, soit � 13h36,
suivie par tous les autres sportifs. La jeune fille ne parviendra jamais �
destination. L'alerte a �t� tr�s rapidement donn�e. La descente ne devait durer,
en effet, qu'entre 10 et 15 minutes au maximum, selon les responsables.
Au bout d'un quart d'heure ne voyant pas arriver Maryl�ne, les secours ont
�t� organis�s sur place pour tenter de retrouver l'adolescente, tandis que les
sapeurs-pompiers de Neuves-Maisons et le SAMU �taient avertis. Alors qu'une
�quipe de comp�titeurs descendait la rivi�re pour rechercher le kayak perdu,
sans rien trouver, un autre groupe de sauveteurs remontait, � pied, la berge sur
le c�t� droit.
A quelques centaines de m�tres du d�part, le groupe a alors d�couvert le
kayak renvers�, a demi pli�, totalement immerg� et coinc� sous une branche
d'arbre.
Malgr� une tentative pour l'extraire de cette position, il faudra
l'intervention des sapeurs-pompiers pour le d�gager compl�tement, apr�s avoir
sci� la branche qui maintenait une forte pression sur le bateau.
Malheureusement, il n'y avait plus rien � tenter pour sauver Maryl�ne Taton.
Selon les premiers �l�ments dont peuvent disposer sauveteurs et
responsables des clubs, il semble que le kayak de la jeune fille se soit
renvers� une premi�re fois. Elle aurait r�ussi � se redresser - � esquimauter en
terme technique - pour se renverser une seconde fois. Malheureusement, le kayak,
d�port� par le courant se serait alors gliss� sous une branche d'arbre rendant
impossible toute tentative individuelle de sauvetage. Un accident dramatique
mais qui n'est malheureusement pas rare dans ce genre de sport.
Consternation � Metz
Hier, d�s l'annonce de cette trag�die, la consternation s'est abattue sur toute l'�quipe qui se trouvait dans l'enceinte du club de Kayak de Neuves-Maisons. Philippe Duchet, pr�sident, bient�t rejoint par Nadine Falcetta, pr�sidente du Kayak club de Metz, tr�s �prouv�s, s'attachaient � r�conforter les jeunes gens qui avaient particip� � la comp�tition. Un r�confort d'autant plus n�cessaire que tous les concurrents savaient qu'ils �taient pass�s � quelques m�tres de la jeune fille et qu'ils n'avaient rien remarqu� d'anormal, le kayak �tant dissimul� par la branche d'arbre et plusieurs centim�tres d'eau. Une cellule de soutien psychologique a d'ailleurs �t� mise en place �
Pont-Saint-Vincent par le SMUR 54. Deux m�decins se sont entretenus durant de
longues minutes avec les jeunes sportifs messins avant qu'ils ne puissent
reprendre la route pour rejoindre leur domicile.
Une antenne du m�me genre a �t� organis�e au si�ge du kayak club de Metz
pour accueillir les parents et les jeunes gens. Des parents effondr�s, dont
beaucoup venaient d'ailleurs aux nouvelles pour tenter de savoir ce qui s'�tait
pass� exactement.
G�rard DELILLE. (RL du 23/04/2001) www.republicain-lorrain.fr |
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