Il y a quelques temps, les f�d�rations de p�che, d�cid�mment cent fois plus actives dans le domaine de la politique de la protection de l'eau que d'autres structures f�d�rales bien connues de nous tous, avaient envoy� une lettre manifestant leur d�saccord vis � vis du rapport Cochet et des projets associ�s de microcentrales. Vous trouverez ci-joint la r�ponse de Mr Cochet, dont on peut craindre le pire de sa possible promotion lors du prochaine remaniement minist�riel. Par contre, la position de refus des p�cheurs est a priori soutenue pour la groupe parlementaire p�che (et oui, �a fait r�ver!) , pr�sid� par Jean-Louis Bianco, comme le montre la r�ponse ci jointe aux f�d�rations de p�che
 
 

� Monsieur le Pr�sident,
La parution de mon rapport au Premier ministre, " Strat�gie et moyens de d�veloppement de l'efficacit� �nerg�tique et des sources d'�nergies renouvelables en France ", a provoqu� l'apparition d'une opposition aux microcentrales de la part de certains p�cheurs.
Il est vrai que beaucoup d'installations existantes sont v�tustes et constituent des repoussoirs et des contre-exemples qu'�videmment il ne faut pas reproduire.
Si je pr�ne le d�veloppement de microcentrales, ce ne doit pas �tre au d�triment de la protection des rivi�res, de leur faune et de leur flore, � laquelle je suis, tout comme vous, attach�.
En cons�quence, j'aimerais d�passionner ce d�bat et vous faire part de la d�marche qu'il me para�t indispensable de mettre en place, pour que s'instaure un dialogue objectif entre toutes les parties concern�es.
- Il convient de recenser les " points noirs " des installations hydrauliques qui suscitent une contestation de la part des p�cheurs en raison de leur v�tust� ou de leur conception inadapt�e, de leur non-respect des d�bits r�serv�s, impos�s par la loi p�che de 1984, et des niveaux d'�tiage garantis.
- Il faut �tablir une m�thodologie claire quant � l'instruction des dossiers de demande d'autorisation.
- pour chaque projet, un travail de concertation doit �tre men� afin que toutes les parties voient leurs arguments entendus et pris en compte.
- La concertation, actuellement en cours en r�gions sur le sch�ma de service �nergie, offre l'opportunit� d'�tablir un bilan de situation, de recenser les probl�mes pos�s par les microcentrales et de proposer des solutions convenant � chacun.
- Enfin, les groupes de travail sur les sch�mas d'am�nagement et de gestion des eaux, �tablis bassin par bassin, sont des lieux de d�bats int�ressants.
Mon objectif est de mettre en œuvre le d�veloppement durable, ce qui implique de concilier le respect des milieux et donc de la r�glementation environnementale, dont je ne peux que regretter avec vous le respect insuffisant, avec la n�cessaire mise en œuvre de nouveaux moyens de production d'�nergie. Le choix des projets � r�aliser doit se faire en prenant en compte cette double contrainte et ne retenir que ceux qui satisfont les deux.
J'esp�re, par ce courrier, avoir apport� aux p�cheurs des r�ponses � leurs inqui�tudes, qui ont �galement �t� entendues par le minist�re de l'am�nagement du territoire et de l'environnement. ï¿½

Yves COCHET

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� Monsieur le Pr�sident,
J’ai bien pris connaissance du courrier par lequel vous me transmettez un exemplaire de la motion relative aux perspectives de d�veloppement � court et moyen terme des principales fili�res d’�nergie renouvelable adopt�e � l’unanimit�...
Lors de nos r�unions, nous avons travaill� sur le rapport du D�put� Yves COCHET qui propose la r�alisation de tr�s nombreuses micro-centrales et nous avons d�cid� de soutenir aupr�s du Gouvernement, la position d�fendue par les F�d�rations de P�che. ï¿½

Jean-Louis BIANCO

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La motion de L'Union Nationale des F�d�rations de P�che

Les p�cheurs s'�l�vent avec force contre le rapport du d�put� Cochet qui veut d�velopper la petite hydro�lectricit� en multipliant les barrages sur les cours d'eau. Le rapport confi� � Monsieur Yves Cochet s'inscrit dans la perspective de la Communaut� Europ�enne de soutenir le d�veloppement des �nergies renouvelables. Il pr�conise la relance de la micro-hydraulique en pr�voyant � l'horizon 2010 une production de 1000 MW suppl�mentaires soit 500 �quipements s'ajoutant aux 1700 micro-centrales actuelles.

L'attractivit� de cette ressource serait soutenue � la fois par des avantages fiscaux et tarifaires concernant les am�nagements r�alis�s.

15 % de la ressource �nerg�tique fran�aise provient d�j� d'�nergies renouvelables ; ce bilan qui nous place dans le groupe de t�te europ�en est largement d� � la production d'�nergie hydraulique par les grands barrages en particulier.

Les collectivit�s piscicoles refusent toute artificialisation suppl�mentaire du milieu aquatique, le d�veloppement des micro-centrales n'�tant pas compatible avec le maintien de la vie piscicole. (L'accroissement de la production passerait par une multiplication des ouvrages et une augmentation des d�bits utilis�s, au m�pris de la vie des rivi�res. Quant aux passes � poissons ce ne sont que des pis-aller au rendement souvent faible). Leur opposition s'est traduite par la motion ci-apr�s : Le Conseil d'administration de l'Union Nationale pour la P�che et la Protection du Milieu Aquatique, apr�s avoir pris connaissance du rapport de Mr. le D�put� COCHET concernant les �nergies renouvelables et les micro-centrales en particulier :

DENONCE comme inopportune cette initiative conduisant � instrumentaliser l'eau et les milieux aquatiques sans consultation pr�alable des organismes comp�tents et habilit�s sur ce sujet

RECUSE toute forme d'�nergie m�me renouvelable pr�sentant un bilan environnemental n�gatif comme les micro-centrales en raison de leur impact sur les milieux aquatiques et les t�tes de bassin.

EXIGE l'abrogation pure et simple de cette proposition non compatible avec le projet de loi sur l'eau et la r�cente directive cadre sur l'eau.

RAPPELLE la n�cessit� d'une application stricte du dispositif l�gislatif et r�glementaire aux micro-centrales (d�bits r�serv�s, passes � poissons,...) et son opposition totale � lui voir substituer un vague "cahier des charges environnement " �quivalent � une amnistie �cologique.

SOULIGNE son extr�me attachement au maintien en l'�tat de la proc�dure des rivi�res r�serv�es et l'importance du respect des travaux d'�valuation conduits par le Conseil Sup�rieur de la P�che en la mati�re.
REITERE sa demande d'abrogation du d�cret du 20 mai 1955 obligeant EDF � racheter le courant des producteurs autonomes dans des conditions �conomiques d�ficitaires.

EN CONSEQUENCE

L'Union Nationale des F�d�rations de P�che demande � Monsieur le Premier Ministre et � Madame la Ministre de l'Am�nagement du Territoire et de l'Environnement, de ne donner aucune suite aux propositions du rapport COCHET en la mati�re.

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