TOKYO, 16 f�v (AFP) - La proposition br�silienne de compromis sur
l'acc�s aux m�dicaments pour les
                                             pays pauvres frapp�s par
les grandes pand�mies met l'accent sur la capacit� de production de
                                             m�dicaments sp�cifiques et
non plus sur l'existence d'une crise sanitaire li�e � une maladie
particuli�re,
                                             ont indiqu� dimanche des
sources � l'OMC.

                                             Comme dans la plus r�cente
initiative europ�enne, le Br�sil a sugg�r� samedi, devant la conf�rence
                                             minist�rielle de l'OMC �
Tokyo, de faire appel � l'OMS (Organisation mondiale de la sant�), mais
pour
                                             d�terminer si un pays en
d�veloppement a ou non la capacit� de fabrication d'un vaccin ou d'un
                                             m�dicament.

                                             "Si l'OMS �tablit que cette
capacit� n'existe pas, le pays en question pourra importer le m�dicament
dont
                                             il a besoin", a pr�cis� une
source � l'OMC.

                                             L'Union Europ�enne, dans
une lettre adress�e � tous les membres de l'OMC par le commissaire
                                             europ�en Pascal Lamy, avait
sugg�r� de pr�voir l'arbitrage de l'OMS en cas d'�ventuels litiges sur
les
                                             maladies couvertes par un
accord ouvrant l'acc�s aux m�dicaments.

                                             Tout compromis sur cette
question extr�mement sensible pour les pays en d�veloppement d�vast�s
par
                                             les grandes pand�mies
(sida, malaria, tuberculose) doit recevoir l'agr�ment des Etats-Unis qui
ont �t� le
                                             seul des 145 pays membres
de l'OMC a s'opposer � l'accord �tabli le 16 d�cembre dernier � Gen�ve.

                                             Selon une source
europ�enne, le repr�sentant am�ricain pour le commerce Bob Zoellick a
trouv� l'id�e
                                             br�silienne int�ressante
mais a demand� du temps pour l'�tudier.

                                             D�s samedi soir, les
Europ�ens avaient indiqu� qu'ils soutiendraient l'initiative
br�silienne, en esp�rant
                                             qu'elle conduirait � un
r�sultat positif.

                                             "C'est un id�e int�ressante
mais je ne pense pas que l'on puisse parler de perc�e majeure", a
comment�
                                             dimanche un membre de la
d�l�gation europ�enne.

                                             Pour l'ambassadeur du
Canada � l'OMC Sergio Marchi, "nous ne pouvons pas nous permettre le
luxe de
                                             rejeter une id�e
quelconque".

                                             Mais il a soulign� que la
proposition br�silienne, pr�sent�e verbalement par le ministre des
affaires
                                             �trang�res Celso Amorim,
avait �t� mal interpr�t�e par une bonne partie des 22 d�l�gations
                                             repr�sent�es � Tokyo.

                                             En effet, selon lui, cette
proposition ne viendrait pas en compl�ment de l'accord du 16 d�cembre
2002
                                             mais s'y substituerait. Ce
serait �galement l'interpr�tation du pr�sident du groupe de n�gociation,

                                             l'ambassadeur mexicain
Eduardo Perez-Motta.

                                             "Si cela signifie d�chirer
l'accord du 16 d�cembre, il va falloir plus de temps. La proposition
doit �tre
                                             �labor�e et comprise", a
dit M. Marchi � un petit groupe de journalistes.

                                             L'accord du 16 d�cembre
pr�voyait une s�rie d'exemptions sur les droits des brevets, ce qui
devait
                                             permettre aux pays sans
capacit�s de production nationale d'importer des copies bon march� de
                                             m�dicaments brevet�s.

                                             Mais les Am�ricains avaient
estim� que le texte n'�tait pas assez pr�cis sur les maladies couvertes.

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