Le Thu, 3 Jun 2021 21:25:25 +0200,
David VANTYGHEM <[email protected]> a écrit :


> > Là, je n’ai pas compris. Une exponentiation modulaire est
> > effectivement difficile à inverser. Mais ce n’est à utiliser que
> > lors d’une signature numérique, quand il faut condenser le texte.
> 
> Ce n'est pas un exemple de signature ni de chiffrement, je voulais
> juste donner un exemple de fonction à sens unique, avec une trappe
> pour la résoudre rapidement.

Avec la vidéo, ça aide. C’est une fonction qui permet d’inverser une
fonction soi-disant à sens unique. Sauf que, justement, cela repose sur
le fait de cacher la trappe. Et même, pour l’exponentiation modulaire,
de cacher l’exposant. Et donc, de cacher une clé.

Les condensats utilisés dans la cryptographie asymétriques ne sont pas
censés permettre les trappes. Sauf bug dans l’implémentation ou
découverte mathématique…


> >> Un message chiffré avec une clé publique ne sera lisible que par la
> >> personne qui a émis la clé publique et qui possède la clé privée
> >> correspondante. Dans ce cas, la trappe la clé privée ?
> > Pas besoin de posséder la clé privée. Il suffit d’utiliser la clé
> > publique. Seul celui qui possède la clé privée peux déchiffrer.
> 
> On est d'accord. Et dans ce cas, c'est la clé privée qui fait office
> de trappe (qui permet de résoudre rapidement un problème de
> chiffrement à sens unique).

À mon humble avis, oui. Par contre, on ne peut pas chiffrer « à sens
unique », il faut juste deux clés l’une résolvant ce que fait l’autre.


> >> Un message chiffré avec une clé privée est lisible par toutes les
> >> personnes qui ont reçu la clé publique correspondante. Dans ce cas,
> >> la trappe est-elle bien la clé publique ?
> > Effectivement, dans ce sens ça marche. Quiconque possède la clé
> > publique, tout le monde donc, peut déchiffrer. L’intérêt est limité
> > pour du chiffrement. Par contre, c’est dans ce sens pour la
> > signature électronique : le message est condensé (avec une fonction
> > à sens unique) puis chiffré avec la clé privée.
> > La vérification de signature se fait en déchiffrant avec la clé
> > publique et en recontrôlant le condensat.
> 
> Et dans ce cas, on peut aussi dire que la clé publique dans ce cas
> est la trappe, n'est pas ?
> Voir https://www.youtube.com/watch?v=6KfJXl-Kvws à partir de 6
> minutes 26 secondes

Schématiquement, c’est symétrique. L’un peut être la trappe de l’autre.
Mais par convention, la trappe provient de la partie privée qui doit
rester secrète.


> En fait, les 2 clés, publiques et privées sont des trappes? Mais
> comme dans la vidéo, il utilise le terme "trappe secrète", il peut y
> avoir une confusion avec la notion de clé secrète, faisant penser que
> la clé publique ne peut pas être une trappe secrète.

Disons que le principe de trappe est qu’elle est secrète. Donc pas pour
la clé publique, mais si au niveau mathématique les deux clés peuvent
jouer ce rôle.

-- 
Christophe HENRY
FR EO EN — https://sbgodin.fr

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Description: Signature digitale OpenPGP

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