magnanrama

Portraits, réseaux et actualités de Nathalie Magnan

Vernissage le 19 février 2026

Du 20 février au 31 mai 2026, le centre d’art de la Villa Arson présente 
Magnanrama, une exposition collective dédiée à Nathalie Magnan, théoricienne 
des médias, réalisatrice, cyberféministe et hacktiviste, navigatrice des mers 
et des internets disparue en 2016. Réunissant de nombreuses pièces d’archives

et films qui retracent son parcours, et fédérant autour d’elle des artistes 
avec qui elle a travaillé ou dont les pratiques prolongent les siennes, 
l’exposition compose une biographie collective qui éclaire la portée actuelle 
d'une figure importante et encore trop peu connue de l’histoire des médias, des 
technologies, du féminisme et des luttes lgbtqia+. Des années 1980 aux années 
2010, Nathalie Magnan a fait dialoguer et parfois s’entrechoquer ces terrains 
de pensée et d’action.

Avec Nathalie Magnan, Taysir Batniji, Shu Lea Cheang, Cindy Coutant, Chloé 
Desmoineaux avec Bobby Brim et Ada Lanerd, Guerrilla Girls, DeeDee Halleck, 
Barbara Hammer, Old Boys Network, Paper Tiger Television, VNS Matrix.

Commissariat : Mathilde Belouali

Une exposition co-produite par la Villa Arson, Nice,

le Centre d’art contemporain Les Capucins, Ville d’Embrun, et Bétonsalon – 
Centre d’art et de recherche, Paris, présentée en trois volets :

20 février - 31 mai 2026 : Centre d'art, Villa Arson, Nice Vernissage le 19 
février 2026

26 juin - 23 août 2026 : Centre d’art contemporain

Les Capucins, Ville d’Embrun – Vernissage le 25 juin 2026

25 septembre - 12 décembre 2026 : Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, 
Paris – Vernissage le 24 septembre 2026

Scénographie : Cécile Bouffard

Graphisme de l'exposition : Clara Pasteau

Partenaire : Archives de la critique d'art / Université Rennes 2

Exposition conçue avec la complicité de Reine Prat.

Magnanrama

Théoricienne des médias, réalisatrice, cyberféministe, navigatrice des mers et 
des internets, Nathalie Magnan (1956-2016) a accompagné l’histoire de la 
pensée, des médias et des technologies, du féminisme et des luttes lgbtqia+ de 
façon transdisciplinaire, vivante et généreuse. Enseignante, webmistress, 
hacktiviste, artiste sans qu’elle n’ait jamais utilisé ce qualificatif, 
Nathalie Magnan a eu un rôle de passeuse entre des scènes géographiques, des 
milieux intellectuels et militants et des champs disciplinaires qui se côtoient 
peu et ne dialoguent pas toujours. Travaillant souvent en collectif, avec des 
méthodologies féministes

et rhizomatiques où le do it yourself est incitatif et contagieux, Nathalie 
Magnan a toujours œuvré à la collecte, la rencontre et au croisement entre des 
images, des textes, des personnes, des luttes et des machines.

Assistante de Donna Haraway lorsqu’elle est étudiante à l’Université de Santa 
Cruz dans les années 1980,

puis traductrice vers le français du Cyborg Manifesto1, Nathalie Magnan a 
participé aux collectifs de médias indépendants Paper Tiger Television et Deep 
Dish Television. De retour en France dans les années 1990, elle réalise 
plusieurs films, notamment Lesborama pour la première Nuit Gay de Canal+ en 
1995.

Co-fondatrice et un temps présidente du Festival

de films gays et lesbiens de Paris (devenu Chéri·es Chéris), elle devient 
ensuite professeure à l’École nationale supérieure d’art de Dijon, puis de 
Bourges. Partie prenante des milieux cyberféministes, médias tactiques et 
hacktivistes, Nathalie Magnan organise des évènements de contre-culture 
digitale, modère des listes de diffusion féministes, code des sites internet, 
écrit et traduit des textes, coordonne

des ouvrages collectifs. En 2000, en réponse au symposium international des 
arts électroniques (Isea) qui se tient à Paris sans qu’aucune femme n’y soit 
intervenante, elle organise un Isea Off en mixité choisie au Centre 
d’information et de documentation de l’École nationale supérieure des 
Beaux-arts de Paris.

En 2004 et 2005, en Finlande puis sur le détroit de Gibraltar, elle organise 
deux navigations intitulées Sailing for Geeks, qui rassemblent des artistes et 
activistes autour des technologies de communication, rapprochant par-là les 
navigations maritime et virtuelle.

Disparue à l’âge de 60 ans des suites d’un cancer, Nathalie Magnan laisse en 
héritage ses combats pour les questions de genre dans les technologies, ses 
interrogations acérées sur la façon dont les médias transforment nos visions du 
monde, sa conviction dans l’agentivité de chacun·e à produire ses propres 
représentations, sa méthodologie participative d’investigation et son humour. 
Nombreux·ses sont celleux qui l’ont côtoyée et se demandent ce qu’elle aurait 
pensé, écrit et fait de notre époque, des réseaux sociaux auxquels on confie 
notre vie intime

et nos données, d’une pandémie qui a reconfiguré

nos rapports à la distance et à la vulnérabilité, des possibilités de 
l’intelligence artificielle, des médias majoritaires détenus par 
l’extrême-droite et des génocides retransmis en direct au creux de nos mains. 
Nombreux·ses aussi sont celleux qui se passionnent pour son fonds d’archives, 
déposé aux Archives de la critique d’art à Rennes par sa compagne Reine Prat, 
qui brouille joyeusement les distinctions entre vie privée et vie 
professionnelle, culture institutionnelle et autogestion, activisme et 
transmission, rebattant les cartes des disciplines, des genres et des questions 
de légitimité.

Cette exposition ne se veut pas simplement un portrait et un femmage, mais 
plutôt une biographie collective et ouverte sur le présent, où la pensée, les 
combats

et les ponts que Nathalie Magnan a su créer se retrouvent chez différentes 
générations d’artistes et penseur.euses, qui l’ont côtoyée et dont les 
pratiques sont héritières, ou qui travaillent avec des questionnements et des 
méthodologies liées.

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