L'homme n'est pas du genre � fuir ses responsabilit�s. Bien au
contraire, � l'ombre d'un vestiaire ou sous la lumi�re crue des
projecteurs, Fr�d�ric Tatarian a l'�me d'un chef. D'un rassembleur. D'un
exemple.

Au milieu de la gigantesque temp�te qui agite le quotidien du Gym, il a
�t� le parfait trait d'union entre les joueurs pour exprimer l'�norme
d�ception qui les a envahis hier � l'heure de la reprise de
l'entra�nement.

Entour� de co�quipiers motiv�s et aimant ce beau maillot rouge et noir,
c'est lui qui a tent� toute la journ�e de d�nouer la crise, de meubler
le vide, de chercher des solutions.

La voix ferme, le feu dans les yeux, il a fait face. Aux cam�ras, aux
micros, aux stylos qui se tendaient. Aux supporters qui r�clamaient leur
part de v�rit�.

Ses phrases ressemblaient � des tacles. Ses pr�cisions, � des relances.
Ses affirmations � des coups d'�paule contre un attaquant trop virulent.
Le libero n'avait pas besoin d'�quipements fant�mes pour mettre les
points sur les i.

"On ne s'entra�nera pas tant qu'on n'aura pas un pr�sident, un
dirigeant, un entra�neur devant nous. On est tous solidaires."

E Qu'allez-vous lui dire quand il arrivera ?

e Que personne ne nous attendait lundi matin � l'heure de la reprise et
que cela ne nous semblait pas tr�s professionnel. Avec Bruno Valencony,
nous avons pris l'initiative de contacter M. Bailet et cela nous semble
incroyable. Je ne connais pas un employ� qui arrive � son travail sans
avoir en face de lui un chef ou un patron.

E Combien de temps pensez-vous que la situation va durer ?

e Cela ne d�pend pas de nous mais des d�cisions des dirigeants. Nous
vivons en supposant que...

E Quel est votre sentiment sur l'�viction du staff technique ?

e C'est un autre probl�me et chacun a son opinion. Mais ce n'est l'heure
de parler de �a.

E N'avez-vous pas �t� tent� d'�tre solidaire avec eux ?

e Ne parlons pas de �a maintenant m�me si je peux avouer que nous avons
�t� surpris que �a se fasse deux jours avant la reprise, un samedi,
presque en cachette. C'est aberrant.

E Est-ce que la situation peut s'�terniser ?

e Peut-�tre si rien ne bouge. Et si rien n'intervient d'ici mercredi
midi, nous ne prendrons pas le car pour le stage en Italie. Je suis �
400 % ni�ois mais la coupe est pleine. On nous prend pour des truffes !
M. Sensi a achet� un club et nous en sommes les joueurs, mais nous
r�clamons un peu de clart�.

E C'est un sentiment de d�ception qui pr�domine ?

e Un club, c'est un tout. Il faut une ambiance, une solidarit�, une
coh�sion entre toutes les parties. On allait y arriver, on l'avait
montr� en fin de saison en accumulant les points, en ayant une d�fense
solide. Pourquoi tout casser encore une fois ? Il ne manquait pas
grand-chose pour r�aliser quelque chose d'int�ressant. Pas pour
promettre la mont�e car j'ai horreur des fausses promesses, mais pour
bien figurer dans le haut du classement. 

Et puis voil�...

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NISSA Nissarda! Lou mau ven d'un marrit vesin!

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