Ponizsze prosze..pod rozwage i ku przypomnieniu,ze nie wszyscy tak nas pisza jak nas 
pokazuje Wodek Maj efsky w Brukseli, ale pisza co widza... jesli 
ktos zechcialby przetlumaczyc????Alooo Francophones???
RomanK
A propos de l'exposition: « IRRELIGIA : MORPHOLOGIE DU NON-SACRE DANS
L'ART POLONAIS DU XXE SIÈCLE » : quelques vérités culturellement
correctes.
Docteur PUTS Jean-Paul, Chirurgien catholique.
EMAIL: [EMAIL PROTECTED] [EMAIL PROTECTED]
01-12-2001
        Du 6 octobre 2001 au 27 janvier 2002, a lieu à Bruxelles,
capitale de l'Europe, une exposition scandaleuse qui a pour nom
Irreligia. En résumé, cette exposition est à la culture ce que la
crotte de chien est à la semelle de la chaussure. Ce seul nom résume
le caractère anti-culturel et antireligieux de l'exposition. Le terme
irreligia est tout simplement la traduction polonaise du mot
irréligion, et non point un quelconque néologisme bâtard, tatoué
d'une faute d'orthographe par les analphabètes culturels qui l'ont
promu. Selon le Dictionarium Latino-Gallicum (1826, p. 518) et son
homologue moderne Gaffiot (2000, p. 867), les mots irreligio et
irreligiositas signifient irréligion ou impiété. Selon le
dictionnaire Larousse (1969, p. 557) le terme irréligion est le
propre de « celui qui n'a pas de religion » ou de « celui qui blesse
la religion .» Si le mot religio, la religion, se définit par «
respect et crainte de la divinité » ou « sainteté d'une chose : ce
qui la rend sacrée, inviolable », son concept contraire irreligio se
définira donc logiquement par « non-respect et non-crainte de la
divinité » ou « non-sainteté d'une chose : ce qui la désacralise et
la rend violable ». L'exposition se déroule simultanément en quatre
endroits: l'Atelier 340 Muzeum (Jette), l'église Notre-Dame de
Lourdes (Jette), l'ancienne église Saint-Nicolas (Neder-over-
Heembeek) ainsi que la Cour d'honneur de l'Hôtel de Ville de
Bruxelles. Cette manifestation fut réalisée « en collaboration avec
l'échevinat de la Culture de la Ville de Bruxelles ». Il faut aussi
savoir que l'équipe du bourgmestre de Bruxelles est aussi proche du
christianisme que la constellation du Centaure par rapport à l'Hôtel
de Ville. Le vernissage eut lieu simultanément sur les quatre sites.
Une navette par bus fut organisée pour visiter les navets. Le samedi
24 novembre, ayant été bien renseignés sur la nature réellement
blasphématoire et impudique de cette manifestation, des prêtres de la
Fraternité Saint Pie X et quelques fidèles de la tradition catholique
se sont rendus à l'église Notre-Dame de Lourdes pour y découvrir des
œuvres laides : coq crucifié par quatre fourchettes, statue de la
Vierge écrasée par une masse d'eau, Assomption de Notre-Dame nue… Ils
se rendirent ensuite à l'Atelier 340, où se déroulait un « mini-
festival du film Irreligia ». Le curé de Notre-Dame s'y trouvait en
compagnie de l'organisateur du spectacle. Parmi les films projetés,
citons-en un particulièrement édifiant, où un acteur se livre à une
relation homosexuelle avec un Christ crucifié, spectacle édifiant
pour un curé au cerveau cureté. Les manifestants distribuent des
tracts expliquant la raison de leur mécontentement puis récitent le
rosaire, chahutés notamment par un tonitruant « Tous, tous, tous, à
Torremolinos ».
        Suivons quelques acteurs de ce spectacle puant, ou de ces «
sex-positions » choquantes. L'organisateur de cette exposition est un
certain Wodek Majewski, qui s'est autoproclamé « président-concierge
de l'Atelier 340 Muzeum. » Dans le quartier « De Rivierendreef » à
Jette, l'Atelier 340 Muzeum constitue une sorte de cœur battant ou de
nœud de vipère, selon le point de vue où l'on se situe. Quelques
maisons de l' « Arbeidersdreef » ont été récemment annexées par la
commune au projet par bail emphytéotique
(http://www.essegem.be/GAZET/juni2000_1.html). Leur rénovation, qui
devrait être terminée en 2002, est supervisée par une ASBL d'une
dizaine de personnes, de la secrétaire à l'ouvrier, en passant par «
Super-Wodek », lesquels pompent allègrement dans la substantifique
manne des subsides culturels de la commune et des sponsors. Wodek
Majewski est d'origine polonaise, ou plus exactement originaire de
Pologne, car il ne faut pas confondre origine et racines. Il s'est
fait connaître des piliers de la culture de Jette, un faubourg
bruxellois, en fréquentant avec eux non tant point les musées,
académies ou autres lieux de dépôt ou de fermentation de la culture
universelle, que les piliers de bars où se débitent plus de boissons
capiteuses et alcoolisées que de projets véritablement culturels. Se
faisant passer pour un grand sculpteur génial, lui qui n'a jamais
rien sculpté de  valable sinon des chimères dans des matériaux
virtuels, il a pu ainsi obtenir subventions, crédits et subsides de
ses admirateurs à moitié anesthésiés par les vapeurs de Bacchus. La
seule exposition digne de ce nom qu'il ait tenté d'organiser, il y a
quelques années à Bruxelles, fut celle du Polonais Haçior, un «
artiste » révolutionnaire et contestataire. Cette exposition fut non
seulement un échec total, mais elle isola quasi complètement Majewski
de la communauté polonaise, composée en majorité de personnes saines,
travailleuses et souvent fermement attachées à un catholicisme de
tradition. Le nom Majewski, et sa variante Majkowski, est
généralement juif ashkenaze polonais. Il fait référence au mois de
mai (maj en polonais), suivi du suffixe –ewski. Autrefois, ce nom
était souvent attribué par les autorités aux individus enregistrés au
cours de ce mois. Le fait qu'un Majewski se sente turlupiné et
investi d'une mission culturelle anti-catholique est assez
symbolique, quand on sait que le mois de mai est par excellence le
mois de la Vierge Marie et que Notre Dame est tout particulièrement
salie par l'exposition Irreligia.
Dans le journal bruxellois Le Soir, daté du lundi 26 novembre 2001,
le journaliste André Vandeperre a tenté de désinformer ses lecteurs.
Cela n'est pas étonnant pour un journal anticlérical et
anticatholique comme Le Soir, toujours à l'affût pour donner un coup
de griffe de « trois-points » aux « calotins ». Ce qui est
intéressant, c'est qu'aucun journaliste n'était présent lors de la
manifestation. Notre quidam a donc rédigé son article grâce à un
informateur témoin de la manifestation anti-Irreligia, au grand dam
de l'objectivité journalistique. Il parle du reste d'un « tableau
surréaliste » dans son article. Le surréalisme étant « un mouvement
littéraire et artistique dont le but est d'exprimer la pensée pure en
excluant toute logique et toute préoccupation morale et esthétique »,
notre journaliste n'a pas été témoin du tableau réaliste de l'Atelier
340 Muzeum, où des citoyens, ont exprimé logiquement leur
préoccupation morale et esthétique face au spectacle désolant
d'Irreligia, lequel bafoue leurs convictions et leur foi, c'est-à-
dire l'expression réaliste et religieuse de leur gratitude envers de
Dieu, créateur de tout, y compris de la pensée-pure des soit-disants
libres-penseurs. Le nom Vandeperre signifie « de la poire », du mot
flamand peer, la poire, dérivé du latin pirum, poire. On en connaît
aussi les variantes onomastiques flamande (Van den) Peereboom,
sépharade portugaise Pereira ou ses multiples variantes ashkénazes
allemandes et polonaises, de Birnbaum à Barenboïm. Quand un
journaliste porte un nom de poire, il ne doit pas s'étonner
d'apprendre que ce sont généralement les poires pourries qu'il a
produites qui tombent du poirier pour s'accumuler à ses pieds, et que
si d'aventure cet arbre était réellement capable de faire le poirier,
pour se faire remarquer d'entre les navets et les pruniers, il les
recevrait tout simplement en pleine figure, et tout autant pourries :
c'est ce que l'on appelle « avoir une poire au milieu de la
figure » ! Et nous ne parlerons pas d'autres types de poires, comme
de celles qui servent aux lavements ! Apparemment, nos deux lascars
doivent se connaître, puisque André parle de Wodek dans son
article : « Wodek craint que la manifestation ne soit le départ d'un
mouvement d'opinion ultracatholique intolérant à l'égard de
l'expression artistique ». Tout est résumé dans cette phrase, à la
fois thèse, synthèse et antithèse, dans la plus pure tradition
hégélienne, avec un must un tantinet paranoïde. Si cette exposition a
été organisée par des forçats de l'inculture, des corsaires de l'anti-
culture et des laissés-pour-compte avant-gardistes retardataires du
troisième millénaire, c'est précisément pour s'offrir un « coup de
pub », en choquant au passage les croyants. Pour la secte des libre-
penseurs, il est bon de profiter de la moindre occasion pour
égratigner la foi, et, en priorité celle des chrétiens. L'exposition
Irreligia a pour but de choquer, non point tous les croyants de
toutes les religions, mais exclusivement les catholiques. En effet,
dans cette exposition, il n'est pas question de représenter le grand
prophète de la Sunna en érection, un gros Boudha avec une tête de
King-Kong ou un quelconque Père de la Kabbalah ou du Zohar ha Bahir
nu comme un ver. Non, il y a essentiellement des représentations
avilissantes, irrespectueuses et impures de la Très Sainte Vierge
Marie ou de son Divin Fils Jésus-Christ. Majewski et sa clique ont
choisi de présenter une partie de l'exposition dans une ancienne
église et dans une église vouée au culte, ce qu'il définit par un «
reflet d'une belle ouverture d'esprit et de respect à la créativité
et à l'art ». Pourquoi dans une église et pourquoi à Jette, se
demanderont les lecteurs de cette mise au point ? Ecoutons la voix de
la Sirène : « Finalement, notre exposition s'est ancrée dans un
certain symbolisme car il faut savoir que notre commune de Jette (un
beau petit village) reste, à ce jour, le seul maïorat démocrate-
chrétien de la Région de Bruxelles, ouvert et très tolérant ». Serait-
ce là un aveu indirect de l'intolérance des maïorats non-chrétiens ?
De plus, dit-il, Irreligia a bénéficié « des sponsors qui sont
majoritairement des structures chrétiennes qui ont accepté de nous
soutenir sachant qu'il s'agit d'une réflexion sur les attitudes face
aux idéologies ». Mensonge et charabia dialectique : ces sponsors
sont « chrétiens » au même titre que des poires pourries sont encore
des poires !
En se servant de quelques éléments déchus de la religion la plus
humaniste de l'histoire de l'humanité, il fallait, par cette
manifestation ostentatoire, essentiellement salir la Pologne, la
Belgique, la chrétienté, la démocratie chrétienne, le christianisme,
le Christ et Dieu : c'est là le but exclusif de cette exposition de
grands nuls pour petits nuls. Depuis près d'un siècle, les frères-
camarades Friedrich Hegel, Karl Marx alias Kiessel Mordechaï,
Wladimir Illich Ulianov alias Nicolas Lénine, Lew Davidovitch
Bronstein alias Léon Trotsky ou tant d'autres satellites
matérialistes, maçonniques et athées de l'astre cosmopolite, ont
tenté en vain de déstructurer le monde chrétien, seul obstacle réel à
leur projet de domination planétaire. En Pologne, leurs sbires tels
Bodeislaw Beirut, Iacob Berman, Josif Cyrankiewicz ou Zenon Kliszko
furent tentés au même acharnement, mais ils se heurtèrent à une forte
résistance de la base. Souvenez-vous de l'assassinat du ministre de
la Défense Karl Zwicrezewsky par des paysans anti-communistes dans le
sud du pays ! En réalité, ce qui fait la particularité essentielle de
la grande nation polonaise, c'est qu'être Polonais signifie être
catholique et vice-versa et inversément. Si une telle exposition
irréligieuse devait avoir lieu actuellement en Pologne, il est
certain que ses organisateurs s'exposeraient, non point à être brûlés
en effigie, mais à être purement et simplement passés à la «
zigounett'ski » par la vindicte populaire. Il était plus aisé pour
les organisateurs de perpétrer leur forfait de lèse-chrétienté dans
cette nation belge qui ne mérite plus le nom de nation, tant son âme
est charançonnée par la pieuvre mazzinienne. Il est vrai que la
pourriture s'infiltre d'autant plus facilement dans un fruit, qu'il
est déjà vermoulu. Si l'exposition Irreligia a pu voir le jour, c'est
aussi grâce à un « intellectuel » car au sein de la clique
bruxelloise de Majewski, ils semblent aussi nombreux que des feuilles
vertes sur un cintre de bois mort. Il s'agit de « son ami » Kazimierz
Piotrowski, qu'il qualifie de « responsable du département de
sculpture au Musée National de Varsovie » et de « philosophe et
historien de l'art ». Piotrowski est le père du concept « IRRELIGIA »
que les organisateurs définissent ainsi : «… on peut enfin donner une
définition de type classique telle qu'elle est admise aujourd'hui
selon laquelle, l'irréligion ou bien l'attitude irréligieuse est
l'attitude vis-à-vis de la religion qui plus qu'elle ne met en doute
l'existence de l'objet de la foi, conteste plutôt les fondements de
la doctrine religieuse à laquelle l'individu se trouve lié
culturellement ».  Il est possible de prendre connaissance de sa
philosophie avant-gardiste sur un site Internet spécifique
(http://www.institute-of-
culture.pl/instytut/kwartalnik/kw3_Piotrowski.html), dans un article
intitulé : « O nowoczesnej i ponowoczesnej kulturze artystycznej :
awangarda w defensywie o awangardyzacji aisthesis ». Le patronyme
polonais Piotrowski dérive du mot latin petrus, « pierre »,
traduction latine du surnom araméen « kefa » que le Christ avait
donné à Shim'on bar Jonah, frère d'Andreas, pour lui signifier qu'il
serait « cette pierre sur laquelle je bâtirai mon Eglise ». C'est un
nom prédestiné pour un amateur de sculpture qui aime surtout jeter un
pavé dans la mare du conformisme ! En tout cas, de source
diplomatique à Varsovie, nous avons appris qu'à la mi-novembre 2001,
le camarade-fonctionnaire Piotrowski a quitté sa fonction officielle
dans l'appareil culturel de l'Etat polonais : hasard et nécessité. Il
devra encore expliquer aux autorités de son pays comment et par quel
tour de passe-passe ou kabbale administrative, 150 œuvres ont réussi
à quitter leurs sanctuaires culturels polonais pour rejoindre la
gadoue bruxelloise de l'anti-culture. Sans parler des poursuites
judiciaires pour la partie polonaise du dossier, la partie belge
étant difficilement à portée de la justice polonaise. Pour laver
l'honneur de la grande Pologne, il aurait mieux valu que ces
déjections d'imposteurs fussent jetées dans un composteur municipal,
voire coulées dans « eine grosse und kolossale betonblock » à la mode
stalinienne !
En réalité, dès 1998, Wodek Majewski a tenté de profiter de la
rénovation d'un cloaque de maisons abandonnées de Jette, pompeusement
appellé « Atelier 340 Muzeum » pour faire de la culture basée sur le
principe fondamental de la « nullité culturelle ». Avec Piotrowski,
il a élaboré le projet de « Morphologie du non-sacré ». Faisant
référence à toutes les « idéologies » qui ont traversé la Pologne
depuis 1918, « date de réapparition de la Pologne sur la carte
européenne », et à la pensée typiquement polonaise de « résistance au
pouvoir dominant », il se réfère à l'oppression communiste, à
l'holocauste, au putsch du général Jaruzelski et à la « dictature de
la démocratie chrétienne » qui règne depuis une dizaine d'années sur
la Pologne. C'est le traité de Versailles de 1919, malgré la
tentative soviétique d'annexion de 1920, qui « ressuscita » la
Pologne, mais on en connaît la nature particulièrement affairiste de
ses acteurs et ses conséquences désastreuses pour la chrétienté :
affaiblissement de l'Allemagne impériale chrétienne, destruction de
l'Empire catholique d'Europe Centrale, tentative de révolution
communiste et cosmopolite en Allemagne en 1918 (République des
Conseils de München, noyautée par 11 membres de la loge maçonnique n°
11 de la Briennerstrasse), révolution communiste du criminel Bela
Kühn en Hongrie en 1919, Seconde Guerre Mondiale, annexion
idéologique des Etats d'Europe Centrale par l'URSS, « mise sur
roulettes » de la Pologne vers l'ouest… Mais que connaît réellement
Majewski de la réalité polonaise, lui qui a fui la difficulté de
vivre dans sa patrie pour se hasarder sur les chemins apatrides du
cosmopolitisme et vivre sous perfusion dans un doux cocon bruxellois,
tandis que ses concitoyens malchanceux, enlisés dans le goulag socio-
politico-culturel du prolétarisme dialectique, ne pouvaient se
délecter que des larmes amères du marasme communiste? Ce que Majewski
n'a pas compris, c'est que le caractère typiquement polonais réside
dans la résistance farouche à tout ce qui dénature le « couple
religion-nation » : c'est en effet un euphémisme que de dire «
catholique et polonais ». Dans la plus pure tradition (qabbalah en
hébreux) mondialiste de destruction des trônes et des autels, la
Pologne doit être vouée aux gémonies, à l'instar d'un corps supplicié
sur le mont Capitolin de la Rome païenne. La  religion et la nation
seront tour à tour désossées par les vautours de la philosophie
matérialiste et par les hyènes de la sociologie déshumanisante, qui
sont tous des carnassiers affublés d'une peau de mouton : « Video
lupum ». Rappelez-vous du logo de la « Fabian Society » à Londres,
mère du capitalisme, du socialisme universel et du marxisme : un loup
redressé recouvert d'une peau de mouton et tenant un fanion, singerie
symbolique de Saint Jean-Baptiste prêchant dans le désert, fêté le 24
juin, anniversaire de l'apparition de la maçonnerie anglaise « libre
et acceptée » ! Hélas, ce que l'enclume et le marteau du matérialisme
marxiste n'ont pas réussi à imposer au terreau vivant de la Pologne
chrétienne, le miroir aux alouettes du matérialisme capitaliste
réussira à grandes enjambées à imposer à une Pologne exsangue et
embourbée dans un gouffre économique sans nom. Selon Majewski,
l'exposition Irreligia est davantage « une exposition philosophico-
sociologique », laquelle réunit la quintessence diabolique de 41 «
artistes », soit un total de 150 œuvres, « prêtées » par divers
musées et instituts polonais. Le « grand-œuvre » éphémère de la bande
à Wodek est digne des projets éternels qui naissent dans la « salle
humide » des loges maçonniques. Il a trouvé son initiation en 1998,
date symbolique du passage au troisième millénaire, de la disparition
de l'Ere du Poisson, de l'apparition de l'Ere du Verseau et du
troisième anniversaire de la Bête (3 x 666). Il a eu une gestation de
trois années pour vêler de cet avorton difforme qui a pour nom
Irreligia et qui n'a vécu que quatre mois, ce qui lui donne depuis sa
conception à son éclosion une durée de 33 mois, un nombre cher aux «
fils de la Veuve », et de sa conception à sa mort une durée de 37
mois, un nombre qui est le plus grand diviseur du nombre qui
représente par excellence la Bête, le plus grand diviseur de
l'humanité (666).
En réalité, IRRELIGIA se positionne comme un véritable postillon «
ANTI-EUROPALIA ». Créé à Bruxelles en 1969, le Festival Europalia,
dont le nom résulte de la contraction des noms Europa (sœur de
Cadmos, amante de Zeus et mère de Minos) et Opalia (fête romaine
célébrant l'opulence des moissons), s'est donné pour tâche de mettre
en valeur la culture d'un pays, différent chaque année. La richesse
culturelle de chaque pays invité est illustrée à travers une série
d'expositions, de spectacles, de concerts, de colloques littéraires,
de cycles de conférences, de rétrospectives cinématographiques et de
manifestations folkloriques afin d'offrir une vision la plus complète
possible des arts et de la culture de ce pays. L'année 2001 fut
consacrée à la Pologne. Patronné par le Roi des Belges Albert II et
le Président de la République de Pologne Aleksander Kwasniewski (de
kwasny, « acide »), le comité d'honneur du festival « Europalia
Polonia » est composé du Président du Comité Jerzy Buzek (variante du
tchèque Budislaw, de budi- « réveillé » et slav « gloire »),
Władysław Bartoszewski (« Bartholomé »), Krystyna Czuba, Jan Englert
(variante de l'allemand Engelhard), Zofia Golubiew (de golab, «
colombe »), Alicja Grzeskowiak (du grec gregorein, « être éveillé »),
Jan Maria Jackowski (de Hyacinthus, un saint du IIIème siècle), Jan
Kulakowski (de kulik, « courlis »), Barbara Labuda, Maciej Plazynski
(du grec platys, « large »), Andrzej Rottermund (du vieux français
rotier, « voleur » et de l'allemand mund, « bouche »), Ferdynand
Ruszczyc (du russe rusi, « brun clair »), Michał Sapieha (du grec
sophia, « sagesse »), Jacek Saryusz-Wolski (de z'Woli, « originaire
de Wola »), Janusz Steinhoff (de l'alemand stein, « pierre » et
hoff, « jardin »), Kazimierz Michał Ujazdowski, Jacek Wozniakowski
(de wozinica, « cocher ») et Krzysztof Zanussi (de Jan, « Jean »).
Ces quelques notions d'onomastique intéresseront sans doute quelques
érudits ouest-européens.
Toujours est-il que Wodek Majewski a proposé son projet d'exposition
au comité Europalia, lequel l'a refusé en bloc, tant pour la partie
polonaise que pour la partie belge de ce comité paritaire, et ce en
raison de son caractère offensant. Majewski se plaint alors d'être
victime d'une kabbale, lui dont les origines et les manigances
doivent bien lui rappeler la signification de ce mot. Comme un
pyromane, il crie au feu : « Hélas, au sein d'Europalia, les membres
du comité polonais n'ont apprécié ni le sujet traité, ni le titre et,
de facto, cette exposition n'a pu figurer dans le programme officiel
du festival ». Il poursuit : «Après quarante ans de censure
communiste, nous souffrons depuis dix ans de la censure de la
nouvelle démocratie chrétienne» disent les artistes polonais. Quel
dommage! ». Néanmoins, Majewski activa le réseau de ses admirateurs
indigènes. C'est ainsi que l'exposition Irreligia a pu voir le jour
grâce à « l'effort considérable » et à la complicité de l'Échevinat
de la culture de la Ville de Bruxelles, dirigé par Henri Simons.
Wodek Majewski avoue être de mèche avec lui de longue date : « Depuis
l'époque où nous jouions ensemble dans le sable de `'Jette sur mer`'
Henri et moi avons développé un dialogue et une pensée sociologique,
politique, tant sur les dogmes que sur les idéologies, qui
aujourd'hui trouvent leur prolongement dans cette collaboration ». Il
s'agit d'un discours typiquement maçonnique, le franc-maçons haïssant
les dogmes qui hérissent les plans qu'il trace dans le sable ou les
étoiles de la comète. Le nom patronyme Simons est une forme du nom
Siméon, qui dérive du nom hébreux Shim'on, lui-même probablement
dérivé du verbe hébreux sham'a, qui signifie « tendre l'oreille
vers ». Il ne faut pas le confondre avec son homonyme Simon qui
trouve son origine dans le mot grec simos, signifiant « au nez
retroussé ». Mais vers quel type de chant de sirène Henri Simons a-
t'il tendu l'oreille ? Vers quel pactole culturel a-t'il retroussé
son nez ? En tout cas pas vers la muse de la culture ! Drôle d'oiseau
que ce Simons, surtout quand il prend la plume pour coucher sur
papier son éloquence de perroquet : « Les rapports entre l'art, la
politique et la religion sont essentiels dans notre Occident. L'art
était lié à la religion au point d'en être un outil d'expression.
L'art servait de sens à la vie, offert comme vérité révélée par la
religion. De son côté, la politique était conçue comme religion,
instituant la société depuis un point de vue de surplomb. La
sécularisation de la société a permis à l'art de sortir de ce carcan
et d'apporter, de former son sens propre ». Les mots sonnent bien
pour des oreilles sous narcose, mais, à l'instar d'un tiercé dans le
désordre, la syntaxe et l'ordre bouleversé des mots et de leur valeur
est assez typique de la dyslexie mensongère qui caractérise tant la
dialectique marxiste que le charabia maçonnique. Sous les vagues du
charivari logorrhéique, les propos oxydants de monsieur l'échevin
sont clairs, comme un éclair de lumière (lux) traversant (ferens) les
ténèbres du Prince Lucifer. Il semble considérer qu'en Occident (les
états-nations), la politique et la religion formaient un carcan
dominant la société et que l'art, outil d'expression, servait de
vérité révélée par la religion. Secouons le cocotier et rangeons les
noix de ce « coco ». La vérité fut révélée par Dieu aux hommes par
amour pour eux, et ce prioritairement aux anciens Juifs. La religion
est le vecteur qui relie l'homme à Dieu. L'art religieux n'était
qu'un moyen d'illustration au service de la religion et de ses rites.
Il n'a jamais été ni un but en soi, ni le sens de la vie, ni la
vérité révélée par la religion. La tradition chrétienne a du reste
toujours rejeté l'idolâtrie et, à l'exemple du Christ lui-même,
condamné les pratiques déviantes des marchands du Temple. En réalité,
la philosophie qui sous-tend l'écheveau embrouillé de notre échevin
rappelle les slogans hostiles de l'idéologie communiste quand elle se
voulait libératrice des « aliénations » qui emprisonnent l'homme dans
leur « carcan » : trônes, autels, nations et religion. Elle va aussi
de pair avec l'obsession laïcisante de la franc-maçonnerie, car,
selon la définition du dictionnaire Larousse, la « sécularisation »
de la société occidentale dont Henri Simons parle, est « l'action de
laïciser les choses traditionnellement consacrées à la vie
ecclésiastique ». Le mot séculariser dérive du latin saeculum, «
siècle », que l'on retrouve dans le slogan des Illuminés de Bavière,
figurant sur le billet d'un dollar américain, « Novus Ordo
Saeclorum » ou « Nouvel Ordre Mondial ». Séculariser, c'est laïciser
et retirer tout sens spirituel ou mystique aux hommes et aux choses
dénudés de leur sens et de leur essence. Dans ce projet au service du
Prince de ce Monde, la désaliénation de l'homme va de pair avec la
désaliénation de l'art. Mais qu'en penseront les électeurs de cet
échevin quand ils auront compris ? Le mot échevin dérive du mot
francique skapin, « juge ». Il n'a rien à voir avec Scapin, ce valet
de la comédie italienne que Molière a introduit dans « Les Fourberies
de Scapin ». La fonction d'échevin est sérieuse. Elle est au service
du citoyen et ne doit pas se faire au détriment (a scapito di) des
électeurs qui l'ont hissé sur le strapontin politique, entre autre,
en bafouant leur foi et leurs libertés.
        Le camarade Majewski a eu d'autres complicités «
philosophiques », en particulier un certain Marc Scheerens. C'est, en
théorie, le curé de la paroisse de Notre Dame de Lourdes. Il est vrai
que depuis que le Concile de Vatican II a ouvert les portes des
églises, les ouailles en ont profité, à Jette comme partout ailleurs,
pour prendre la poudre d'escampette et la clé des champs, de peur de
se faire ratiboiser par des sirènes sinon barbues, au moins
rébarbatives et barbantes. Scheerens dérive du mot flamand scheren, «
faire la barbe », qui se dit aussi sceran en vieil anglais. Son
équivalent juif ashkénaze allemand est Sherer ou son équivalent
polonais Szerer, à ne pas confondre avec Scherzer-Schertzer, nom
ashkenaze dérivant du village polonais Scierza, en Galicie...
polonaise. Notre « barbier qui sévit » à Jette, à un jet de pierre de
Malines, avoue avoir été interpellé par son vicaire général, mais il
poursuit illico : « … mais les autorités ecclésiastiques m'ont fait
confiance. Les paroissiens de Notre Dame estiment en majorité que
l'exposition a sa place dans l'église », au même titre sans doute que
les sacs de farine, les ballots de foin et les chevaux de relais
avaient leur place dans la magnifique église Saint Louis, à Paris,
dans la France de Jeanne d'Arc, cette grande nation chrétienne
martyrisée par les assassins régicides et déicides de la révolution
de 1789. A l'opposé de nombreux de ses confrères déboussolés, le
camarade Scheerens n'est pas un dindon de cette farce saumâtre. Comme
le diraient vos très cultivés hôtes : « Tovaritch Scherzer niet
dindonski farçaskaïa saumâtraskaïa ». Il est bel et bien acteur et
complice. La question n'est pas celle de la nudité. Il est vrai qu'à
certaines époques, de nombreuses églises étaient décorées de
ravissants angelots aux fesses joufflues. Le caractère pervers de
l'exposition tient à l'utilisation maligne, insidieuse et pernicieuse
de la nudité affichée par les « œuvres d'art ». Au fait, pourquoi, au
nom de la liberté religieuse, de l'imaginaire avant-gardiste et de la
gnosis artistique, l'agipro Scheerens ne célébrerait-il pas la messe
tout nu, peint en rose bonbon avec quatre fourchettes plantées dans
le corps ? Il provoquerait au moins un raz-de-marée hilarant parmi
les tchadors et les barbiches clairsemées des passants pressés de la
rue Marie-Christine, à quelques pas de là ?
        Il ne s'agit pas de rire. Lorsque l'on analyse les propos de
ce barbu imberbe qui prétend couper les cheveux en quatre dans la
soupe culturelle fermentée de la capitale, on se rend compte de sa
réelle malignité. En effet, il affirme : « Une religion qui ne peut
pas rire d'elle-même ne peut pas être prise au sérieux ». Qu'est-ce
une religion, sinon un culte empreint de rites qui « relie »
(religĕre) l'homme croyant à Dieu, sa divinité suprême et créatrice
de toute chose ? Si un tel culte est risible, c'est-à-dire, selon le
dictionnaire « burlesque, cocasse, grotesque et ridicule », il perd
logiquement et automatiquement toute raison d'exister. Il
poursuit : « La vie éternelle ou le grand Soir ont leurs défenseurs,
ceux-là qui défendent au peuple de croire autrement ». L'invocation
du « Soir » est aussi typiquement maçonnique, le prince du Soir étant
tantôt le malchanceux dieu de la Mort Osiris ou le prince déchu des
Ténèbres Satan. Rappelons que le journal Le Soir s'intéresse à la
question d'Irreligia. Ecoutons monsieur le curé : « Si la religion se
vend à Lourdes et à Bangkok, comment la grâce serait gratuite ? ».
Signalons que la visite de l'exposition est payante, même dans
l'église de l'humaniste Marc Scheerens, qui, non seulement appartient
ainsi à la mafia des marchands du Temple, mais de surcroît, est
étymologiquement coupable de proxénétisme, si l'on en croit la
définition du dictionnaire Larousse : « Activité de celui ou de celle
qui favorise la débauche en servant d'intermédiaire ». Citons plus
avant ce charabia schizophrène digne de l'éloquence du plus
multicolore des perroquets du zoo d'Anvers : « L'intégrisme c'est
croire que la vérité vient d'un concept, d'un livre ou d'une œuvre
d'art. C'est de l'idolâtrie que d'adorer ainsi ses propres
projections ». Par contre, il faut payer un curé-proxénète pour se
rincer l'œil ! Camarade Scheerens, « ton » église n'est plus au
centre du village de la chrétienté de même que le coq de « ton »
clocher ébranlé est tombé sur quatre fourchettes dans l'arrière-
cuisine de ton église, et que l'aiguille de « ta » boussole n'indique
plus le nord depuis mai 1968 ! En place du spectacle avilissant de
films irréligieux ou d'œuvres obscènes, ton âme perverse a besoin
d'une bonne retraite dans le désert de Libye ou d'Afghanistan! Il est
remarquable de constater que, parallèlement à la démission et à la
désertion des prêtres, il y a une surenchère du marché psychiatrique,
les psychiatres et leurs dérivés n'étant in fine que des voleurs
d'âmes abandonnées et déboussolées. La vérité ne vient pas d'un
livre, al kitabu, d'une statue en plâtre ou de l'illumination
cérébrale qui éclaire la nuit d'un épileptique. La vérité vient de
Dieu qui nous l'a révélée depuis les origines par l'Ancien Testament
puis nous l'a confirmée par les paroles et les actes de son Fils
Jésus-Christ. Se moquer des rites, c'est dénuder la religion, la
squelettiser et la vider de son caractère sacré puis de son sens.
Pour croire, il faut avant tout être sérieux. Le samedi 24 novembre
après-midi, un groupe de catholiques qualifiés d'« intégristes » a
manifesté son mécontentement en priant devant deux sites d'exposition
et en demandant réparation des offenses commises. Si veiller à
l'intégrité d'une religion révélée par Dieu est être intégriste,
alors voilà la voie de la vérité, comme dirait Yang Tseu (Fleuve
Bleu), ce philosophe chinois cité dans « Tintin et le lotus bleu »,
un ouvrage de philosophie d'agriculteur chinois rédigé en français,
que je recommande à l'abbé à la place des impénétrables Evangiles qui
doivent lui sembler avoir été écrits en chinois. Si être intégriste
c'est lutter avec tout l'armentarium de la loi des hommes et de la
foi en Dieu contre la désintégration de la religion, alors il est un
devoir d'homme libre d'être intégriste. Il n'y a pas de « partisans
de l'église de monseigneur Lefebvre ». Il n'y a pour ces honnêtes
chrétiens que vous dénoncez et que vous semblez abhorrer qu'un seul
catholicisme, une seule tradition catholique, un seul dépôt de la foi
en une religion révélée par Dieu qui a envoyé son Fils mourir chez
nous et par nous pour tenter de racheter et de pardonner les fautes,
les railleries et les déraillements de mécréants de votre espèce. De
même, ces gens sont partisans de la culture et non pas e l'anti-
culture, de l'évolution et non pas de la Révolution. Un coq peint en
rose et crucifié par quatre fourchettes représente-il ce Christ
souffrant par amour divin pour votre humanité déchue ? Est-ce Jésus
qui vous a guidé sur le chemin du séminaire, ou plutôt le désir
mercenaire de vous faire une place, un nom et d'être nourri et logé
aux frais et crochets de la société des brebis anesthésiées qui vous
entourent ? Votre ami Majewski dit de vous : « Marc Scheerens, le
curé de l'église Notre Dame de Lourdes, a tellement apprécié la
conception et le contexte philosophique de l'exposition qu'il nous
offre l'espace de son église paroissiale ». Mais quelle est votre
philosophie, monsieur Marc Scheerens ? Quel est l'ABC de votre
religion, monsieur l'Abbé ? Etre un homme religieux par excellence
comme votre fonction de prêtre vous l'impose, suppose que vous soyez
le défenseur inter pares du dépôt de la foi et non point un suppôt de
Satan ou d'une quelconque idéologie politico-philosophiste qui a
précisément pour fin première de nier l'existence d'un Dieu bon et
souverain, en le balançant bien ficelé dans la « poubelle de
l'histoire » matérialiste de l'inhumanité. Si vous n'avez pas compris
ces choses élémentaires, soulevez le couvercle de cette poubelle et
sautez dedans !
        Horreur, « peu après la manifestation, une œuvre a disparu »
de l'église Notre-Dame de Lourdes, comme le titrait le journal Le
Soir. Cette œuvre d'Alexandra Polisiewicz, nom composé du suffixe -
iewicz, « fils de », et du préfixe pole, « terre libre », oeuvre
intitulée « L'Assomption, triptyque », est une sorte de tapisserie
érotique représentant l'Assomption d'une Vierge Marie nue. En voiçi
la pérégrination rocambolesque ! Le samedi, les catholiques outrés
avaient visité l'église puis l'Atelier 340, avant de revenir à
l'église de Jette afin d'y réciter un rosaire de réparation. C'est
ainsi que la « pièce anatomique » la plus probante fut soustraite à
l'exposition. Le même jour, elle est conduite par porteurs à Malines,
mais ni le cardinal Daneels, en partance pour les Amériques, ni son
assistant Mgr Lanneau, en week-end, ne sont présents. A Malines,
malin et demi ! Le dimanche soir, le paquet est envoyé au nonce
apostolique, Mgr Celata, par envoi recommandé avec accusé de
réception, accompagné d'une lettre expliquant la raison de cet acte
symbolique motivé par une juste indignation. Le 28 novembre,
l'élégant nonce apostolique donne rendez-vous à l'abbé Aulagnier qui
se fait accompagner de l'abbé Tranchet. La nonciature est située dans
le quartier huppé du « Chant d'oiseau » à Woluwé-Saint-Pierre. Le
vicaire général du diocèse et le premier secrétaire asiatique du
nonce sont eux aussi de la partie. Entre les invités à la table
ronde, se trouve la « pièce » litigieuse. L'ambassadeur de Pologne
Ian Piekarski (de piekarz, « boulanger ») a manifesté son
mécontentement et a exigé des autorités belges l'interdiction de
cette exposition insultante pour sa nation. Le vicaire général a
certes « interpellé » le curé Scheerens, mais « il lui a fait
confiance ». Quant au curé, il n'y est pas allé de main morte,
autorisant le sacrilège à se perpétrer à l'intérieur même de l'église
où pendant quatre mois il célébrera sa messe, et ce au nom de la
liberté d'expression. La réunion à la nonciature dura une heure. Elle
débuta par des boissons chaudes puis les propos s'échauffèrent à leur
tour. Le nonce exige des deux prêtres de reprendre le paquet gênant.
Ceux-ci refusent de sorte que le nonce se trouve dans un sale pétrin,
répondant à la définition d'un receleur : « Receler : garder et
cacher une chose volée par un autre ». Le « chant d'oiseau » se mue
en chant du cygne après être passé par quelques chants de sirènes !
Le soir même, les prêtres de la Fraternité Saint Pie X persistent et
signent une lettre qu'ils envoient au nonce par porteur, et qui se
résume par cette phrase : « Nous jugeons donc de notre devoir de
laisser cette pièce entre vos mains. Seul le véritable amour de
l'Eglise nous dicte cette réslution. Si la présence chez vous offense
la nonciature apostolique, combien plus sa présence dans l'église ne
devait-elle pas offenser Notre Seigneur, maître des lieux ».
        Enfin, pour les amateurs d'art (avis aux pince-sans-rire ne
pas s'abstenir), voici un document passionnant concernant le fameux
Wodek Majewski : une sorte de CQFD de cette énigmatique bouillabaise
cultuelle et culturelle. Cet artiste de l'Atelier-340-Muzeum gère un
site Internet (http://www.atelier340muzeum.be/html/Fr/principale/top%
20frames/main%20Frameset.html), un site lent et creux à la démesure
de ses concepts. Il a publié en 1991, dans le cadre de l'Atelier 340,
une transcendante monographie concernant un éminent minable «
artiste » belge, grand maître à penser de la « sculpture nulle »,
aussi nulle que sont les œuvres du pseudo-sculpteur Majewski, et qui
s'intitule : « Jacques Lizène : petit maître liégeois de la seconde
moitié du XXe siècle, artiste de la médiocrité »
(http://patderam.multimania.com/lizene1.html). J'ai découvert sur
Internet une description bien peu poétique de ce Lizène qui semble
jouer le rôle de muse par excellence auprès de Majewski, et dont la
production artistique fait plutôt penser au malodorant lisier («
excréments de porcs », en patois wallon de Belgique). Je me permet
ici de citer l'auteur de cet article, Patrice Deramaix
([EMAIL PROTECTED]). La culture étant un droit universel
des hommes, il est donc un devoir pour tout un chacun de la partager
gracieusement avec l'humanité toute entière. Lisons : « Lizène
accomplit l'acte suicidaire, tout en contournant prudemment le geste
létal, en une improductivité, symbolisée par sa vasectomie, plus
simulée que réelle : car en fin de compte, un catalogue, une
chronologie et une bibliographie existent de ses oeuvres, déniant et
défiant le projet lizénien. Même l'échec lizénien échoue. La
subversion ironique de l'art est donc une feinte, un détournement du
code destinée en dernière analyse à renforcer la position de
l'artiste. Tout comme le philosophe simule l'ignorance pour mieux
jouer les torpilles, l'artiste déconcerte le spectateur en descendant
de son piédestal. Pour ce, il se fait maladroit, improductif,
paresseux, feignant d'oublier que c'est son existence elle-même qui,
à la faveur de ce simulacre d'inhabileté, devient l'attitude
artistique par excellence. Lizène est peut être plus proche de
l'esthétisme fin de siècle des dandies, que l'on pourrait le croire.
Cependant, si le dandy cherche à esthétiser sa vie au nom de l'art,
c'est au gré d'un retournement dialectique de la négativité en
positivité que Lizène redevient l'artiste qu'il cherche à nier.
L'efficace de la subversion se mesure aux obstacles que rencontrera
Lizène pour se faire reconnaître (les refus d'exposition et
d'intégration muséales furent nombreux) et à diverses tentatives de
censure à l'encontre d'œuvres sexuellement incorrectes, la «
vasectomie » ou « sexe marionnette ». Elle provient moins de la
violence du geste que de l'acharnement lizénien à se déconstruire
comme sujet. L'aboutissement de la négation de soi confine à
l'identification totale avec le matériau que le peintre utilise : il
devient « son propre tube de couleur » lorsqu'il use délibérément ses
fèces comme pigment, contrôlant son alimentation pour obtenir les
nuances chromatiques qu'il désire. Ce faisant, l'artiste ne met pas
seulement à plat la jouissance anale de la production artistique, il
met en demeure le spectateur de contempler, de toucher, d'acquérir -
à prix d'or - l'immondice. C'est toute la production, comme processus
d'assimilation et de dégradation du vivant, d'ailleurs mis en scène
de manière plus efficace que la commercialisation par Manzoni des
boîtes (vides paraît-il) de « mierda d'artista » qui restent dans le
champ du simulacre. Avec Lizène, nous nous trouvons face à une oeuvre
littéralement « emmerdante ». Le badaud conclura immédiatement et
sera tenté de reléguer l'art contemporain - et ses artistes - dans
l'anus mundi d'un siècle trop fertile en exterminations, mais Lizène
évite cette dénonciation trop facile : son ironie ne débouche pas en
cynisme. S'il nous emmerde, c'est sous le mode d'un décalage rusé du
discours de la réussite et de l'échec, ironie certes déconcertante
mais qui nous met face, en fin de compte, à l'ennui profond que
distille l'illusion dorée et proprette de la culture productrice de
nos idoles. ».
Voiçi donc le genre de muse qui inspire Wodek Majewski, le fait
décoller dans les champs fantasmagoriques de l'irréel sur son tapis
magique virtuel, et dont les points principaux sont : inhabilité,
négativisme, suicide artistique, improductivité, paresse, ironie,
immondices et anus mundi. Le thème de l'irréligion suscite des remous
hostiles en Pologne. Ainsi, le 17 février 1999, à l'Université
Mikołaja Kopernika (Copernic), à Torun, a eu lieu à la faculté de
théologie religieuse un débat publique, où sont notamment intervenus
Kazimierz Wolsza (Rodzaje hipotezy istnienia Boga Godz), Józef Baniak
(Irreligia i irreligijność istota, ewolucja, uwarunkowania, znaczenie
Godz) et Jan Dębowski (Środowisko przyrodnicze w chrześcijańskiej



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