On doit imaginer : 14 août, Morvan; la canicule écrase la France mais il subsiste quelques irrésistibles gaulois, parigots, ostrogots et autres belges qui ont décidé de passer quelques jours jours en camping sauvage dans "LA clairière" plutôt que de s'entasser au Rabioux. En fait ceux qui sont venus une fois me comprennent bien : il s'agit d'un sous bois, en bas du barrage de Chaumeçon. Et la, loin de la civilisation, chacun a établi son petit camp de base autour d'un feu de camp, au bord du Chalaux. Ceux qui y vont, en général, se connaissent déjà; et pour les autres, on ne tarde pas à sympathiser avec les voisins : "ah bonjour, vous faites la navette avec nous ?". Il y a bien quelques rafts commerciaux, mais on cohabite plutôt bien malgré l'étroitesse de certains passages. Dans les planiols, l'après-midi, on ressent au passage les vagues d'air chaud, en contraste de température avec les éclaboussures d'eau fraîche et pure. On ne pense plus à rien, sinon à rechercher la passe inédite, la vague oubliée, le stop impossible. On fait tourner sa pagaie du bout des doigts parce qu'on a vu une jolie blonde qui prend des photos du bord... Et alors ? alors ... forcément les moucherons qui d'ordinaire nourrissent les truites finissent dans la bouche du kayakiste ivre de ce bonheur simple. Le bonheur d'être bien sur l'eau avec des potes, d'entendre les petits oiseaux, de faire du feu pour les grillades. Le bonheur de boire un coup en se racontant des histoires de kayak autour du feu, jusque tard dans la nuit. Au fond, c'est comme ci on était au bout du monde, on ne pense même plus qu'on est à moins de 3 heures de Paris en voiture. On n'a pas eu besoin de sponsors... Pour conclure, on a juste envie que les autres kayakistes, quelque soit leur pratique, soient heureux et fiers de ce qu'ils font. Et qu'ils nous le disent, qu'ils nous racontent ici leurs joies, leurs peines aussi parfois. Sans critiquer les autres. Quand on s'appelle Rivière, on devrait comprendre ces choses la, je suppose ;-) Je t'invite à une veillée (Pascale, bien sur) autour d'un bon feu ;-) bis Au fait, ta remarque, c'était de l'humour au second degré, en quelque sorte ? ;-) ter Fred (toujours de Versailles) Pascal Rivière a écrit : > > Fred (de Versailles) > > > > P.S. moi, je m'en moque de la pub, ce que j'aime c'est de voir les > > kayakistes qui débarquent avec des moustiques collés sur les dents > > (heureux comme les motards !) > > Prêts à avaler n'importe quoi en quelque sorte. > > Pascal.
