Salut Frederic, En complement de ton email: C' est vrai que sur le chalaux tu n' as pas vraiment besoin de sponsor. Mais si un jour tu decides avec des amis d' aller naviguer sur le Zambeze et que la mairie de la ville ou tu habites te donnes un peu d' argent pour realiser ton projet, en echange de quelques stickers et de photos/articles sur le magazine de la ville et CKM, je ne vois pas pourquoi refuser ! Et je ne vois pas en quoi cela changerai l' atmosphere des vacances ? Si un groupe de jeunes se debrouillent de recuperer des sponsors et de pouvoir s' offrir un super voyage quelquepart, en echange de quelques photos et articles, respecter leur boulot, et admirer les photos... A+ Nico ---------- From: Frederic Jurbert[SMTP:[EMAIL PROTECTED]] Reply To: [EMAIL PROTECTED] Sent: 24 February 2001 01:33 To: [EMAIL PROTECTED] Subject: Re: [ck] petit plaidoyer pour la tolerance et l'amitie entre kayakistes On doit imaginer : 14 aout, Morvan; la canicule ecrase la France mais il subsiste quelques irresistibles gaulois, parigots, ostrogots et autres belges qui ont decide de passer quelques jours jours en camping sauvage dans "LA clairiere" plutot que de s'entasser au Rabioux. En fait ceux qui sont venus une fois me comprennent bien : il s'agit d'un sous bois, en bas du barrage de Chaumecon. Et la, loin de la civilisation, chacun a etabli son petit camp de base autour d'un feu de camp, au bord du Chalaux. Ceux qui y vont, en general, se connaissent deja; et pour les autres, on ne tarde pas a sympathiser avec les voisins : "ah bonjour, vous faites la navette avec nous ?". Il y a bien quelques rafts commerciaux, mais on cohabite plutot bien malgre l'etroitesse de certains passages. Dans les planiols, l'apres-midi, on ressent au passage les vagues d'air chaud, en contraste de temperature avec les eclaboussures d'eau fraiche et pure. On ne pense plus a rien, sinon a rechercher la passe inedite, la vague oubliee, le stop impossible. On fait tourner sa pagaie du bout des doigts parce qu'on a vu une jolie blonde qui prend des photos du bord... Et alors ? alors ... forcement les moucherons qui d'ordinaire nourrissent les truites finissent dans la bouche du kayakiste ivre de ce bonheur simple. Le bonheur d'etre bien sur l'eau avec des potes, d'entendre les petits oiseaux, de faire du feu pour les grillades. Le bonheur de boire un coup en se racontant des histoires de kayak autour du feu, jusque tard dans la nuit. Au fond, c'est comme ci on etait au bout du monde, on ne pense meme plus qu'on est a moins de 3 heures de Paris en voiture. On n'a pas eu besoin de sponsors... Pour conclure, on a juste envie que les autres kayakistes, quelque soit leur pratique, soient heureux et fiers de ce qu'ils font. Et qu'ils nous le disent, qu'ils nous racontent ici leurs joies, leurs peines aussi parfois. Sans critiquer les autres. Quand on s'appelle Riviere, on devrait comprendre ces choses la, je suppose ;-) Je t'invite a une veillee (Pascale, bien sur) autour d'un bon feu ;-) bis Au fait, ta remarque, c'etait de l'humour au second degre, en quelque sorte ? ;-) ter Fred (toujours de Versailles) Pascal Riviere a ecrit : > > Fred (de Versailles) > > > > P.S. moi, je m'en moque de la pub, ce que j'aime c'est de voir les > > kayakistes qui debarquent avec des moustiques colles sur les dents > > (heureux comme les motards !) > > Prets a avaler n'importe quoi en quelque sorte. > > Pascal.
