il est trop tôt pour discuter de l'accident évoqué, sinon pour dire la tristesse qui nous envahit en pareil cas et la pensée émue qu'on a pour les proches de la victime. Pour le reste l'enquête doit aller à son terme.
je partage l'avis de Pascal, et je dirai même plus : dans les différentes formes de pratiques courantes en club, cela ne doit pas faire partie du jeu de risquer sa vie ni celle des autres.
j'évoquais dernièrement le CKI N° 87 de mars 2001 et les suites des accidents de l'an 2000 (quelques lignes en bas de la page 4), en invitant au débat. On pourra constater que pour le moment, la communication de la FFCK vers les clubs est plutôt maigre sur le sujet, quoique non négligeable dans le sens où on trouve notamment dans le guide canoë plus plusieurs pages consacrées à la sécurité avec tous les conseils pratiques usuels. Par contre, on peut essayer de se fixer quelques points de repère permettant de démarrer une réflexion plus approfondie, au niveau des cadres :
- le danger majeur en canoë-kayak (et disciplines associées)
est la noyade, et ce en toutes circonstances et dans tous les milieux (eau
plate, mer aussi bien qu'en eau vive)
- un milieu donné présente plus ou moins de sources de
dangers : vagues, vent, rochers, siphons, barrages...
- le risque est la combinaison du danger et de la probabilité
qu'il se réalise
- la prévention des risques repose essentiellement sur l'initiative
de l'encadrant et / ou de l'organisateur :
è
je peux décider d'éviter le danger (portage, annulation de
l'activité...) ou de l'affronter (comme disait Ciroteau : "c'est
jouable")
è
je peux tenter de limiter les probabilités d'occurence de l'accident
ou faire en sorte que les conséquences d'un incident soient limités
(placer une sécu", éliminer certaines sources de danger)
è
je dois tenir compte des facteurs humains (froid, faim, fatigue, niveau
technique des participants...)
Ces quelques points étant modestement rappelés (c'est loin d'être exhaustif), on se rend compte de la complexité des situations que le cadre doit parfois gérer. On en arrive donc forcément à se poser la question de la formation et de la compétence des cadres en matière de sécurité : quelles améliorations seraient souhaitables ? (savoir, savoir faire).
Je trouve intéressante également la remarque faite par Vincent sur la formation à la sécu dans les clubs, pas toujours bien présente. Ca débouche forcément sur des idées pratiques : quoi faire à la piscine, en plus d'apprendre à esquimauter; que faire faire lors des stages d'initiation et de perfectionnement ?
Fred (de Versailles)
Pascal Rivière a écrit :
Après sa gamelle sur le Rizzanese dans Corsikayak, Bernard Lambolez
disait philosophe "ce sont des choses qui arrivent". Le pire peut
effectivement arriver en haute rivière et si c'est dramatique, ça fait
partie du jeu, si l'on peut dire.Dans le cas de la pratique compétitive classique ça ne fait pas partie
du jeu. C'est pour ça qu'il est choquant d'apprendre qu'une gamine
s'est noyée en participant à une course, et qu'il est nécessaire de
déterminer pourquoi ça a été possible.Pascal.
