Cela ne dit pas cela : cela dit que tant qu'on en fait un usage strictement privé, on a le droit d'utiliser une œuvre sur n'importe quel support (ça c'est connu, et sauf erreur de ma part, c'est dans le droit français). Ce que dit la jurisprudence en l'occurrence, c'est que si tout d'un coup, l'œuvre est diffusé sur un canal public, mais de façon involontaire, à cause d'une défaillance technique (un firewall qui ne marchait pas, en l'occurrence) on ne considère pas la personne qui diffuse comme coupable de contrefaçon.

En aucun cas le partage n'est autorisé. Globalement, si tu as chez toi un partage de fichiers entre deux ordinateurs à toi, en réseau local, et que, par erreur, ce partage devient accessible pour une courte durée depuis l'extérieur, alors, tu t'en sortiras grâce au TGI de Paris et sa décision concernant l'affaire en question. Mais c'est tout. Si tu partages volontairement tes fichiers (système pair à pair) tu seras condamné.

Sylvain


Le samedi, 18 oct 2003, à 13:46 Europe/Paris, [EMAIL PROTECTED] a écrit :

voilà une jurisprudence assez rigolote:
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Queneau Toulouse

10/06/1997, Référé, TGI Paris, aff. Queneau c/ Jérôme B.

Dans une nouvelle affaire concernant la mise en ligne de l’œuvre de Raymond Queneau, le TGI de Paris refuse cette fois-ci de faire droit aux prétentions
de l’héritier.

En l’espèce, M. Jérôme Boue avait créé sur le serveur Intranet du Laboratoire d’Automatique et d’Analyse des Systèmes (LAAS) situé à Toulouse, un programme permettant d’effectuer des combinaisons aléatoires des vers de l’œuvre de Queneau. Le laboratoire étant par ailleurs connecté au réseau Internet, un agent de l’APP a pu facilement accéder aux fichiers contenant les textes du
poète. M. J.-M. Queneau saisit le juge des référés afin d’obtenir la
condamnation de M. Boue et du LAAS pour contrefaçon.

Dans son ordonnance du 10 juin 1997, le TGI relève, d’une part que la défense avait prévu « de conserver au programme son caractère privé » en restreignant
la consultation du serveur au seul laboratoire et, d’autre part, que la
possibilité de s’y connecter par Internet était due à des « défaillances
techniques ». Le tribunal en conclut à l’absence de contrefaçon.

Cette décision a suscité de nombreuses critiques car le magistrat ne démontre pas que les fichiers litigieux font l’objet d’une utilisation strictement
privée au sein même du LAAS.


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Est ce que ca veut dire qu'on a le droit de partager comme on veut, tant qu'on
n'autorise pas l'accés à partir d'internet????

Auquel cas, vive la justice francaise! (enfin ça m'étonnerait, quand même.)

A propos, Will: c'est toi, le chef du sous projet "machins juridiques et trucs
de communications", non?

ou alors c'est Beaudou?


Martin


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