voilà une jurisprudence assez rigolote:
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Queneau Toulouse 

10/06/1997, Référé, TGI Paris, aff. Queneau c/ Jérôme B.

Dans une nouvelle affaire concernant la mise en ligne de l’œuvre de Raymond 
Queneau, le TGI de Paris refuse cette fois-ci de faire droit aux prétentions 
de l’héritier. 

En l’espèce, M. Jérôme Boue avait créé sur le serveur Intranet du Laboratoire 
d’Automatique et d’Analyse des Systèmes (LAAS) situé à Toulouse, un programme 
permettant d’effectuer des combinaisons aléatoires des vers de l’œuvre de 
Queneau. Le laboratoire étant par ailleurs connecté au réseau Internet, un 
agent de l’APP a pu facilement accéder aux fichiers contenant les textes du 
poète. M. J.-M. Queneau saisit le juge des référés afin d’obtenir la 
condamnation de M. Boue et du LAAS pour contrefaçon. 

Dans son ordonnance du 10 juin 1997, le TGI relève, d’une part que la défense 
avait prévu « de conserver au programme son caractère privé » en restreignant 
la consultation du serveur au seul laboratoire et, d’autre part, que la 
possibilité de s’y connecter par Internet était due à des « défaillances 
techniques ». Le tribunal en conclut à l’absence de contrefaçon. 

Cette décision a suscité de nombreuses critiques car le magistrat ne démontre 
pas que les fichiers litigieux font l’objet d’une utilisation strictement 
privée au sein même du LAAS. 


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Est ce que ca veut dire qu'on a le droit de partager comme on veut, tant qu'on 
n'autorise pas l'accés à partir d'internet????

Auquel cas, vive la justice francaise! (enfin ça m'étonnerait, quand même.)

A propos, Will: c'est toi, le chef du sous projet "machins juridiques et trucs 
de communications", non?

ou alors c'est Beaudou?


Martin

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