Le Jeudi 10 Mars 2005 20:42, Laurent GUERBY a �crit :

Bonsoir,

> http://fr.news.yahoo.com/050310/1/4b8ie.html
(...)
> Un avocat estime que le jugement en premiere instance et appel est errone :
>
> http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2005/03/10/88-alors-bordel-de
>-m-cest-legal-ou-pas-le-telechargement-en-france&cos=1

Moi, je trouve qu'il est coh�rent cet arr�t, tout comme le jugement de Rhodez, 
mais je ne suis pas avocat.

Primo, il n'y a aucune preuve de reproduction destin�e � une utilisation 
collective.

Secundo, il n'est �crit nulle part que la source d'une copie priv�e doit �tre 
licite. D'ailleurs la redevance copie priv�e (qui rappellons le est une 
redevance qui couvre la copie priv�e, et non la contrefa�on) est calcul� sans 
faire de distinction entre source licite et source illicite. Les soci�t�s de 
gestion collective veulent changer les r�gles mais cela ne change rien au 
fait que cela fait vingt ans maintenant qu'elles les ont accept� et en tirent 
profit.

Tertio, je ne vois pas trop le rapport entre le jugement de ce jour et le 
jugement Guillermito fait par Ma�tre Eolas. Le rapprochement fait par Eolas 
entre ces deux affaires ne me semble pas judicieux. Comme le dit tr�s bien un 
lecteur dans un commentaire du blog, pour les logiciels il n'y a pas de copie 
priv�e mais seulement une copie de sauvegarde qui implique pour �tre l�gale 
le fait que l'utilisateur soit un utilisateur autoris� du logiciel (tout 
comme d'ailleurs le fait de d�compiler ...) Rien de tel pour la musique ou 
les films.

Quattro, quant au rapprochement avec l'affaire de pontoise, il est tout aussi 
malheureux dans la mesure o� le jugement portait sur des actes concomittants 
de mise � disposition et de t�l�chargement.(*)

> Pas de detail sur le jugement et sur un eventuel pourvoi en cassation.

Il y a annonce de pourvoi (http://fr.news.yahoo.com/050310/1/4b8q6.html)

Autrement sur le d�tail, voici ceux que l'on m'a communiqu�  :

<citation prise au t�l>

Attendu qu'il ressort des faits que M. Z a r�alis� des copies d'oeuvres pour
un usage priv� ; qu'il n'en a pas r�alis� d'usage collectif. Que le fait
qu'il ait regard� certaines copies avec quelques amis, qu'il ait pr�t�
certains CD grav�s est sans incidence ;

Qu'il y a lieu de confirmer le jugement.

</citation prise au t�l>

L'article L122-5 est de plus explicitement cit� pour justifier la d�cision.
L'assertion sur le pr�t est selon moi particuli�rement int�ressante.
Comme je dis souvent quand je suis face � des ayant-droits, "l'usage priv� 
n'est pas l'usage personnel".

A +

Christophe

(*) http://foruminternet.org/documents/jurisprudence/lire.phtml?id=857



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http://lists.gnu.org/mailman/listinfo/fsfe-france

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