Dans ton texte…!

 

Cordialement

 

Enrique

 

De: [email protected] [mailto:[email protected]] En 
nombre de Bernard Munoz
Enviado el: miércoles, 11 de abril de 2012 11:06
Para: [email protected]
Asunto: [barducoin] Re: Petit coup de main en traduction

 


Re-salut!

Nous sommes bien d'accord sur le fait que la traduction des proverbes n'est pas 
un art facile. Il convient en effet de saisir leur sens dans la langue 
d'origine (ce qui n'est déjà pas coton!) et trouver un équivalent dans la 
langue "d'arrivée". Le "mot à mot" n'est  alors d'aucune utilité!

Evoquons aussi  la musique que certains proverbes dégagent, avec un rythme, des 
allitérations, des rimes... qui passent nettement mieux dans une langue que 
dans une autre.

Suite à quoi, voici ce que je propose au final (perfectible, c'est sûr!)

1-     El marte, no te cases ni te embarques.

Le mardi, ne te marie pas, et ne t’embarque pas. Ne prends pas d’engagement… Ne 
pars pas à l'aventure. 

 

Tout a fait!

 

2-     El que se levanta tarde, ni oye misa, ni come carne.

Celui qui se lève tard n’entend pas la messe et ne mange pas de viande. 

Celui qui se lève tard, n’entend ni la messe ni ne mange de viande…

 

Faut-il y voir :  Celui qui se lève tard ne peut assister à la messe et ne 
pourra pas communier ?

Exactement, car il faut y voir que la viande, c’est le corps du Christ…! 

 

3-     Mas vale maña que fuerza.

 

Mieux vaut l’habilité que la force. 

Mieux vaut être habile que fort !

Ou en empruntant cette variante à la Fontaine :

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage… » (le Lion et 
le Rat)

Excelent!

 

 

4- Uno que madruga, cincos duros s'encontro, mas madrugaria al que se los 
pierdo.

Un type qui se leva tôt trouva une pièce de 5 duros.

Plus tôt encore se leva celui qui la  perdit.

 

5-     El que va piano va lontano i sano.

Celui qui va doucement va longtemps et sainement.

Qui va doucement va longtemps.

C’est cela meme!

 

6-     El que no ahora un misto, no ahorra un duro.

Celui qui n’est pas capable d’économiser une allumette ne pourra  jamais  
économiser un sou.

 

7- El burro que mas trabaja, mas roto lleva las valdas.

L’âne qui travaille le plus  est forcément celui qui a les reins cassés.

 

8- Al viejo i al bancal, todo lo que se le puedo sacar.

A partir d’une personne âgée ou d’un  carré de terre, exploite tout ce que tu 
peux.

 

 Sans doute pour exprimer l’idée selon laquelle on  peut  « s’enrichir » 
parallèlement de l’expérience  du vieux et du travail de  la terre…

Parfaitement !

 

Je ne les aurais pas traduits mieux ! Bravo Bernard !

 

Enrique

 

Bernard Munoz
 <http://bernardino.over-blog.net/> http://bernardino.over-blog.net 
"Histoires de modélistes" "Billets d'humeur" et "Chroniques des années 50








> Message du 11/04/12 10:53
> De : "Enrique Iglesias Osuna" 
> A : [email protected]
> Copie à : 
> Objet : [barducoin] Re: Petit coup de main en traduction
> 
> 

Non, en fait le problème n’est pas la langue en elle même, sinon le sens que 
ces refrains veulent donner, et c’est la toute l’essence d’une langue… Ton 
Espagnol est surement très correcte et bien maitrisé !!En plus, ils sont très 
vieux ces refrains, issues de l’âpre-guerre et même d’avant, de la fain, du 
travail du champ et de la pauvresse… Je me rappelle encore de mes grands mères 
qui réutilisaient les allumettes une et une autre et encore une autre fois 
jusqu'à qu’il ne reste rien du bois a bruler, pour allumer et rallumer le four, 
le gaz ou les poêles…Aujourd’hui, on jette le briquet des que ya plus de 
gaz…(même si on pourrait le re-remplir… !) Enrique  

De: [email protected] [mailto:[email protected]] En 
nombre de Bernard Munoz
> Enviado el: miércoles, 11 de abril de 2012 10:39
> Para: [email protected]
> Asunto: [barducoin] Re: Petit coup de main en traduction

 Grand merci, Enrique!
> 
> Je me rends compte que je me suis fait avoir par des "faux-amis"... et que ma 
> maîtrise de l'espagnol est très imparfaite.
> 
> Il faut dire que je n'ai plus entendu parler cette langue depuis plusieurs 
> décennies! (comme le temps passe)
> 
> Mais j'ai comme l'impression qu'un bain de langue revigorerait mes vieux 
> restes.
> 
> Il est pourtant clair que j'aurais grand besoin d'une sérieuse  mise à niveau!
> 
> A +Bernard Munoz
>  <http://bernardino.over-blog.net/> http://bernardino.over-blog.net 
> "Histoires de modélistes" "Billets d'humeur" et "Chroniques des années 50
> 
> 
> 
> 
> > Message du 11/04/12 10:22
> > De : "Enrique Iglesias Osuna" 
> > A : [email protected]
> > Copie à : 
> > Objet : [barducoin] Re: Petit coup de main en traduction
> > 
> > Salut Bernard, je traduis dans ton texte…  Ils sont bien tous ces refrains! 
> > Ça fait venir pleins de souvenirs !  Pour l’anecdote, quand je débarque en 
> > Espagne en début de l’été 1989, avec mon jeune frère, depuis Lyon, avec 
> > pour tout bagage, mon opel Kadett 1963 toute refaite depuis 0 couleur beige 
> > et bleu en 2 tons, ma guitarre, une tente de camping, un pantalon court, 
> > 2/3chemises,  une Robbe Mars et un planeur, et peu de plus, et que l’on se 
> > met a chercher du travail et on postule un job entre 150 personnes,  pour 
> > une boite qui vend de l’eau en bouteille et des adoucisseurs… Ils 
> > cherchaient des commerciaux… ! Beurk… !Dans une grande salle, ils nous y 
> > font un méga examen de connaissances, tant culturelles comme linguistiques, 
> >  a tous les 150 postulants, durant toute une bonne matinée. Mon frère et 
> > moi sortons ver les 14.00, avec les 2 meilleurs notes, tant et si bien que 
> > le directeur de la boite nous prend a part et nous raconte : -C’est 
> > impressionnant, que 2 jeunes Français, qui ne devrait pas connaitre ni la 
> > moitié des dictons, refrains populaires, et autres connaissances proprement 
> > Espagnoles et Catalanes, et je ne parle pas de culture générale ou 
> > d’histoire…,  les connaissent et sachent beaucoup plus que tout les 148 
> > restant. -Vous deux, vous resterez avec moi au bureau, je vais vous faire 
> > une formation spéciale pour diriger tous le reste de ceux qui ont passé les 
> > tests ! Wao ! Le lendemain c’était nous qui devions refuser l’offre car 
> > nous étions aussi admis dans l’entreprise ou je travaille encore, âpres 
> > presque 23 ans… Je ne remercierais jamais assez a mes grands mères et 
> > tantes de nous envoyer les bédés, les revues, et les bouquins, durant 
> > toutes ces années, pour les Noëls et vacances d’été, que l’on lisait et 
> > relisait le reste de l’an, qui nous ont permit avoir ces connaissances, qui 
> > un jour, par ce hasard des choses, nous ont bien servi, et nous servent 
> > encore ! Il n’y a pas si longtemps, un commercial est venu chez moi me 
> > vanter les bienfaits de l’eau déminéralisée et adoucie, par les filtres 
> > tels et tels de telle boite….A la fin de son speach, et démonstration, a 
> > grands coups de d’éprouvettes et d’acides, pour démontrer que l’eau du 
> > robinet n’est pas si bonne que ça si on ne traite pas personnellement…. 
> > j’ai demande si Mr : Machin était encore le directeur de la société. Il m’a 
> > regarde avec de grand yeux, ne croyant pas cette histoire que je viens de 
> > vous raconter. Ils faisait aussi partit de ces 150 de l’an 89!   
> > Cordialement… Enrique  

De: [email protected] [mailto:[email protected]] En 
nombre de Bernard Munoz
> > Enviado el: miércoles, 11 de abril de 2012 9:00
> > Para: el barducoin [el barducoin]
> > CC: Jacques Munoz
> > Asunto: [barducoin] Petit coup de main en traduction
> > Importancia: Alta

 Bonjour à tous
> > 
> > Toujours plongé dans mes "mémoires", je fouille, je trie, je compulse.
> > 
> > Et je viens de tomber sur un petit papier rédigé par ma mère.
> > Sur lequel j'ai pu lire:
> > 
> > "Mon père (donc mon grand-père maternel, le fameux Bernardino Duarte) 
> > disait souvent en espagnol, sa langue d'origine..."
> > 
> > Suivent huit phrases, rédigées en espagnol peut-être teinté de patois issu 
> > de la région du Puerto-Lumbreras..., mais dans la mesure où elle n'apprit 
> > jamais cette langue que par l'oral...(tout comme moi d'ailleurs!) 
> > l'orthographe est sans doute hasardeuse.
> > 
> > J'ai donc tenté d'effectuer une traduction... mais quelques zones restent 
> > obscures.
> > 
> > Je sais que sur cette liste je peux trouver des hispanistes de renom.
> > 
> > S'ils veulent bien m'aider à corriger mes erreurs et m'apporter toutes 
> > leurs lumières.
> > 
> > Par avance, grand merci.1-     El marte, no te cases ni te embarques.Le 
> > mardi, ne te marie pas, et ne promets rien. Non, cela se traduit par «  ne 
> > t’embarque pas », sur un navire en occurence…(mais le sens y est… !) 2-     
> > El que se levante tarde, ni oye misa, ni come carne. (levanta)Celui qui se 
> > lève tard n’entend pas la messe et ne mange pas de viande.  Ce serait 
> > plutôt Celui qui se lève tard, n’entend ni la messe ni mange de viande… 3-  
> >    Mas vale mana que fuerza. C’est MAÑA avec un ñ…Mieux vaut la manière que 
> > la force.  La « maña », c’est plutôt l’habilite ! D’où : Mieux vaut être 
> > habile que fort !  4- Uno que madruga, cincos duros s'encontro, mas 
> > madrugaria al que se los pierdo.Un type qui se leva tôt trouva une pièce de 
> > 5 duros.Il aurait mieux valu que se lève tôt celui qui les perdit.  Non ! 
> > C’est plutôt:Un type qui se leva tôt trouva une pièce de 5 duros.Plus tôt 
> > se leva celui qui la perdit !  5-     El que va piano va lontano i 
> > sano.Celui qui va doucement va longtemps et sainement.Tout a fait!  6-     
> > El que no ahora un misto, no ahorra un duro.Celui qui ne peut économiser un 
> > « misto », ne peut économiser un duro. (le duro était une ancienne unité 
> > monétaire, mais el misto?)  Le « misto » c’est une allumette !Et 
> > c’est.Celui qui n’économise pas une allumette, n’économise pas un sous !   
> > 7- El burro que mas trabaja, mas roto lleva las valdas.L’âne qui travaille 
> > le plus  lève les pattes plus fatigué. Non, les valdas sont les reins ! 
> > L’âne qui travaille le plus a le plus les reins cassés 8- Al viejo i al 
> > bancal, todo lo que se le puedo sacar. (je crois plutot que c’est “ se le 
> > pueda sacar… »)      Au vieux ou au bancal, tout ce que je peux soutirer... 
> > C’est plutot :Au vieux Et au bancal, il faut lui soutirer ce qu’on peux… Le 
> > « bancal » étant une extension de terre, prêt d’un ruisseau, assez fertile… 
> > Enrique Bernard Munoz
> >  <http://bernardino.over-blog.net/> http://bernardino.over-blog.net 
> > "Histoires de modélistes" "Billets d'humeur" et "Chroniques des années 50
> > 
> > __________ Información de ESET NOD32 Antivirus, versión de la base de 
> > firmas de virus 7041 (20120410) __________
> > 
> > ESET NOD32 Antivirus ha comprobado este mensaje.
> > 
> > http://www.eset.com
> > 
> >
> > [ Proverbes espagnols.doc (1603.1 Ko) ]


> 
> __________ Información de ESET NOD32 Antivirus, versión de la base de firmas 
> de virus 7041 (20120410) __________
> 
> ESET NOD32 Antivirus ha comprobado este mensaje.
> 
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> 

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