Caro, lamento, alcaparras em receita escocesa...não acredito.
tente o gin ou o scotch, flambando a borra do creme de leite com pimentas socadas, alho, ou cebola e quem sabe molho inglês, é mais provável, mesmo um ruibarbo é mais provável, este molho que vc cita é francês, é o à la Belle Meunière
Haddock Defumado à Escocesa
INGREDIENTES |
| 600 Gr. de Haddock Defumado em posta
½ Litro de leite 01 Colher de chá de manteiga 01 Cebola picada Sal e pimenta do reino à gosto Purê de batatas ½ colher de manteiga ½ kilo de batatas cozida e amassadas ½ xícara de creme de leite 2 colheres de sopa de cebolinha sal e pimenta do reino à gosto |
| MODO DE FAZER |
| Em
uma frigideira grande derreta a manteiga dore a cebola. Acrescente o
leite e o haddock , tampe a frigideira e a cada 05 minutos vire as
postas, deixe cozinhar por 10 minutos. Purê de Batatas Derreta a manteiga em uma panela junte a batata e a cebolinha. Deixe cozinhar por 5 minutos. Junte o creme de leite e finalize. Monte em um prato o haddock, o purê de batatas, o brocoli e por ultimo as amêndoas. Chef Andy |
Schubert et La Belle Meunière : une Histoire D'amour
Par Jacques Desjardins 1 Mai 1997
Oeuvre de maturité, le cycle La belle meunière (D. 795 op. 25) de Franz Schubert semble avoir été composé de mai à décembre 1823 au cours d'une période de création exceptionnellement féconde. En effet, Schubert travaillait au même moment à son opéra Fierabras, monumental drame lyrique en trois actes qui n'a jamais été présenté du vivant du compositeur.1 Selon Brigitte Massin, il semble que Schubert ait tenu bien davantage à son cycle de Lieder qu'à son opéra. Le livret décevait autant par la faiblesse de la trame dramatique que par les maladresses d'écriture. Une seule raison semble avoir poussé Schubert à mener son opéra à terme : l'auteur du livret, Josef Kupelweiser, était aussi le secrétaire du théâtre de la porte de Carinthie, personnage influent s'il en fut, et Schubert espérait sans doute obtenir enfin la consécration que lui aurait assuré un triomphe dans un «vrai» théâtre.2 Il ne fait aucun doute que c'était son souhait le plus cher, Schubert comptant déjà à son actif au moins une douzaine d'opéras, tous refusés par les directeurs de théâtre de l'époque3. Si Schubert cherchait à travers l'opéra sa voie vers la célébrité, il semble que c'est dans ses cycles de Lieder qu'il réalisa pleinement ses ambitions artistiques.
Wilhelm Müller avait fait publier en 1820 un recueil de poèmes au titre aussi évocateur qu'excentrique : Soixante-dix-sept poèmes découverts dans les papiers abandonnés d'un corniste ambulant, livre I. Ce n'est que trois ans plus tard que Schubert prend connaissance de ce volume. Il est tout de suite séduit par la simplicité des thèmes, la régularité de la métrique et par la grande cohérence du cycle de La belle meunière. Bien que n'ayant jamais rencontré Müller, Schubert a trouvé chez lui un partenaire artistique naturel. Les poèmes lui ont permis de mettre en musique une intrigue en une vingtaine de tableaux, chacun évoquant un sentiment particulier. En ce sens, Schubert a pu réaliser, à plus modeste échelle, son rêve de devenir un grand compositeur de scène. Son mode d'_expression_ musicale se prêtait mieux à une suite d'instantanés, fixés hors du temps pour ainsi dire, qu'à la difficile élaboration d'une intrigue lentement menée à son dénouement. S'il avait vécu à la fin du vingtième siècle, Schubert aurait probablement préféré le métier de photographe à celui de cinéaste !
Pourtant, Schubert tenait malgré tout à une certaine trame dramatique entre les différentes chansons. Ce n'est sûrement pas un hasard si Pause a été placé en plein milieu du cycle... Soulignons aussi l'ouverture (Wohin? - vers où?) et la conclusion (Des Baches Wiegenlied - la berceuse du ruisseau) faisant toutes deux une allusion explicite au ruisseau. D'autres chansons sont clairement destinées à être perçues par paires (et interprétées à la suite l'une de l'autre?) : Das Wandern (Le voyage) et Wohin?; Der Neugierige (Le curieux) et Ungeduld (Impatient); Morgengruss (Salut matinal) et Des Müllers Blumen (Les fleurs du meunier); Die liebe Farbe (La belle couleur) et Die böse Farbe (La mauvaise couleur). Cette unité, réussie presque par induction dans Die Schöne Müllerin, deviendra une planification calculée dans le prochain chef-d'oeuvre que Schubert produira avec Winterreise.
La cohérence du cycle tient non seulement au retour fréquent des mêmes thèmes (le ruisseau, le promeneur, la nature, la meunière, etc.) mais aussi au rappel subtil des mêmes tournures musicales. Le motif d'accompagnement en doubles croches, par exemple, évoque chaque fois le courant rapide du ruisseau. Cette association d'un motif à un personnage particulier annonce déjà la technique du leitmotiv de Richard Wagner. Du point de vue de la forme, Schubert a su habilement espacer les chansons de type strophique entre des chansons aux structures formelles asymétrique, assurant ainsi une variété qui sait garder l'attention de l'auditeur jusqu'à la toute fin du cycle.
Oeuvre-charnière dans la carrière du
compositeur, Die schöne Müllerin révèle toute l'universalité
de son immense talent de mélodiste et, disons-le, de raconteur.
L'histoire qui nous est chantée depuis maintenant plus de cent
cinquante ans continue de nous émouvoir à ce jour, et c'est pourquoi
il faut se persuader que Schubert entretenait un véritable sentiment
d'amour envers son cycle de La belle meunière.
1 L'été
dernier, le FM de Radio-Canada a fait entendre un enregistrement de
Fierabras à l'émission L'Opéra du samedi. Je dois admettre que
j'ai trouvé cela inutilement «fourni». Ça se résumait à une suite de
jolies mélodies lourdement accompagnées, entrecoupées d'interludes
instrumentaux à l'orchestration artificiellement dramatique. (Ce
commentaire n'engage que l'auteur de ces lignes).
2 Brigitte Massin. Franz Schubert. Fayard, 1977, p. 1016.
3 Il faut dire qu'au même moment, les Italiens détenaient un quasi monopole dans le domaine de l'opéra. Ne citons que les noms de Bellini, Donizetti et Rossini pour s'en convaincre. Il faudra attendre Carl Maria von Weber et son Freischütz pour faire enfin admettre aux directeurs de théâtre du début du dix-neuvième siècle qu'un Allemand pouvait écrire aussi bien pour la scène qu'un Italien...
Jacques Desjardins DMA, compositeur, professeur d'analyse et d'Écriture, École de musique, Université de Sherbrooke
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