Marc SCHAEFER wrote:
En clair, si la licence a été vendue avec du matériel, il est normalement interdit d'utiliser cette même licence sur un autre ordinateur, même si le premier a été détruit.
Pour revenir à l'esprit de l'article original cité par Daniel, c'est ce que Microsoft aimerait nous faire croire. Mais la loi Suisse sur le droit d'auteur (LDA) n'est pas d'accord: elle dit que si le titulaire des droits d'auteur a accepté une fois la vente d'un logiciel (ce qui est le cas si vous l'avez acheté, OEM ou non), alors il ne peut pas s'opposer à ce qu'il soit revendu. (http://www.admin.ch/ch/f/rs/231_1/a12.html)
Après, il y a la question de savoir si la licence empêche ça, en tant que contrat -- l'avis général est que la licence n'engage pas l'acheteur, qui n'a pas la possibilité de le négocier (et souvent, même pas de le lire avant de l'acheter), et qui surtout est dans une position de faiblesse par rapport au vendeur (lire: Microsoft peut dicter les termes qu'il veut). En interprétant, le fait d'avoir payé le programme fait que son utilisation "normale" est acceptée (la LDA interdisant de toute façon les copies en dehors de copies de sauvegarde); des clauses additionelles ajoutées au moment du premier lancement (EULA, etc), donc après la vente elle-même, ne seraient donc pas valables.
Aussi, il est interdit d'utiliser une réduction de prix de de mise à jour si l'on a vendu le PC contenant la version originale avec son OS.
Un cas un peu différent, puisqu'il même si ça s'appelle "mise à jour", il s'agit en fait d'une nouvelle vente, où Microsoft peut choisir d'appliquer les conditions qu'il veut (i.e. récompenser quelqu'un qui était déjà client).
Ca me rappelle qu'une association a acheté il y a peu une mise à jour d'un programme de compta. Pour justifier du tarif mise à jour, on a trouvé dans la compta une indication comme quoi on avait acheté le programme à fin 2000... mais, c'est là le problème, il s'agissait déjà d'une mise à jour ! Et là, il faudrait remonter à >10 ans pour trouver l'itération précédente (qui était peut-être une mise à jour, qui sait), et c'est difficile. Si l'éditeur voulait faire un audit en règle (improbable, et ils peuvent toujours courir car il n'y a pas d'ordinateur installé à l'adresse physique de l'association), ils pourraient prétendre que le contrat de licence n'a pas été respecté (bonne chance). Ca me rappelle qu'il faudrait que je jette à nouveau un coup d'oeil aux alternatives libres...
PS: tout ceci sans avoir consulté mon avocat.
Ce que j'écris ci-dessus n'a jamais été testé en Suisse, mais ça a été confirmé par un tribunal en Allemagne. L'Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle avait produit un document sur le sujet, indiquant (si je me souviens bien) qu'à leur avis la situation était la même en Suisse, mais malheureusement, je n'ai plus réussi à le retrouver (et l'original étant en Allemand, j'ai de la peine à trouver les bons mots-clés pour une recherche sur Google).
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