Félix Hauri wrote:

... Mais la loi Suisse sur le droit d'auteur (LDA) n'est pas d'accord: elle dit que si le titulaire des droits d'auteur a accepté une fois la vente d'un logiciel (ce qui est le cas si vous l'avez acheté, OEM ou non), alors il ne peut pas s'opposer à ce qu'il soit revendu.

Oui, mais là, le logiciel n'est pas vendu, mais ``prêté'' en attendant
l'activation... (acte par lequel tu prend déjà une série d'engagements)

De nouveau, c'est ce que Microsoft nous faire croire.

Partons depuis le départ: qu'est-ce qui m'empêche légalement de copier Windows/Office/etc et de l'installer sur ma machine ? La loi sur le droit d'auteur, qui nous dit effectivement que le titulaire a le droit exclusif d'en faire des copies. Mais elle me dit aussi qu'une fois que j'ai payé légalement ce logiciel, j'ai le droit de le revendre. Punkt. Aucun contrat, licence, n'entre en ligne de compte à ce point-là. Ni aucune notion de prêt ou de location: j'ai _acheté_ ce logiciel; je peux en faire ce que je veux, dans les limites posées par la LDA.

Après, il y effectivement le problème des mesures techniques: si je peux revendre mon CD autant que je veux, mais que l'acheteur n'est pas capable de l'utiliser parce que Microsoft ne veut pas activer à nouveau le logiciel, je n'ai pas beaucoup avancé.

N'ensuite, pour bénéficier des ``tous'' les avantages de ton matériel,
tu ``as tout intérêt'' à t'enregistrer comme ``sociétaire'', accéptant
un code propre à la société à laquelle tu t'engage à faire partie...

Il ne s'agit donc plus simplement d'une vente, mais d'engagements
parallèles distincts, lié à une ``société''.

Là, je ne sais pas...
Il y a clairement ``contrainte'' pour forcer les ``clients'' à prendre
des engagements qu'il n'aurraient pas pris normallement.
Mais une fois ces engagements pris et non démentis (par exemple par
courrier recommandé) pendant une durée notable, ne deviennent-il pas valables de fait!?

Mais a-t-on vraiment pris ces engagements ? Cf ma réponse à Marc: dans la situation de faiblesse, est-ce qu'en acceptant d'activer son système, il est raisonnable de se priver du droit de revendre l'ordinateur dans 10 ans ?

Ou, en prenant le problème de l'autre côté: quelle erreur l'acheteur des 9 ordinateurs cité dans l'article du BSA a-t-il faite (en faisant l'hypothèse qu'il ait été en Suisse) ? Pour lui, ce n'est pas différent que d'acheter ces ordinateurs+logiciel dans un magasin (et la LDA est écrite exprès pour que ce soit effectivement le cas); il a payé, les hologrammes Microsoft sont là, il lit attentivement le contrat de licence et accepte de ne pas copier le logiciel, etc.

Le coeur du droit suisse ballance...
On a très souvent baissé le pantalon devant une pression américaine...

Exactement ce qu'on est en train de faire avec la révision de la loi sur le droit d'auteur en ce moment même...

Frédéric
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